Tabarka Latinos Festival 2005 : Gracias Tabarka…





Le Royaume du Corail a vécu ce week-end ses plus beaux jours grâce à une musique débordante d’énergie et de fraîcheur. De la musique Latinos, ils sont partis pour faire la salsa, chacun selon ses goûts! Con Cubanos, Los Bucaneros, Alma and Niurka et Son Trinidad, quatre groupes d’horizons artistiques divers qui ont fait le menu des deux dernières soirées de Tabarka Latinos Festival. A sa troisième édition, ce festival a démontré qu’il est sur la bonne voie et qu’il a son propre public; un grand public qui a répondu présent en masse à toutes les soirées. En tant que produit artistique et touristique. Tabarka Latinos Festival a gagné le pari de drainer les Tunisiens de plusieurs autres villes. C’est dans ce cadre qui respire la joie et la gaieté et avec un public connaisseur que Tabarka a vu défiler à sa Basilique ces groupes de différentes nationalités mais qui ont misé tous sur l’héritage musical de l’Amérique latine. Toujours fidèles aux rythmes de la musique traditionnelle, ces groupes ont puisé dans leur répertoire les standards les plus connus de ce riche patrimoine musical ainsi que leurs propres compositions. Con Cubanos et Los Bucaneros sont deux groupes qui ont vu le jour pratiquement dans la même période grâce à l’initiative de Pedro Garcia Fernandez, auteur-compositeur cubain. C’est depuis 1997 qu’ils se produisent sur les scènes européennes avec la même rigueur, le même enthousiasme et la même passion. Le passage de ces deux groupes en première et deuxième partie de la soirée a été remarquable même s’ils ont focalisé sur l'interprétation des chansons connues par le public tunisien. La danse, la vraie, a fait pour la première fois son apparition sur la scène de la Basilique lors de cette 3ème édition de Tabarka Latinos Festival. Après les danseurs tunisiens qui nous ont fait goûter au charme de danser la salsa à deux, trois danseurs brésiliens ont enflammé le public par ces tableaux de danse qui ont accompagné quelques tubes. C’est le retour aux sources de la musique Latinos et à ses racines africaines. “Cette danse est une danse béninoise”, nous confie Nicole Sarr, communicatrice sénégalaise spécialiste en musique et journaliste, qui fait partie des invités d’honneur de Tabarka. Défilant à chaque fois dans une tenue de danse différente mais fidèle à cette image qu’on a de l’Amérique latine et de ses fêtes joyeuses, le trio nous a offert un cocktail de danses soulignant les nuances et les spécificités de chaque coin de cette terre lointaine. Ceux qui ont assisté à la deuxième soirée de Tabarka Latinos Festival vont garder les plus beaux souvenirs grâce à ces pas bien calculés de danseurs et cette grande fraîcheur qui a marqué cette partie de la soirée. Un magique voyage musical qui nous a transmis le plaisir et la joie au rythme de Cha Cha Cha, Son Cubain, Bolero et la salsa. * Femmes, je vous aime Les femmes continuent à séduire le public de Tabarka Latinos Festival. “C’est que femme veut, Dieu le veut”, disait un vieux dicton et ces femmes ont voulu faire de Tabarka et de ses nuits un joli rêve inoubliable. Après les deux belles danseuses de la deuxième soirée, un duo féminin a pris part à la troisième soirée: Alma et Niurka. La brune et la blonde, un duo de feu qui a fait vibrer la Basilique à droite et à gauche et a poussé le public au top. Rares sont les duos féminins sur la scène musicale mais Alma et Niurka ont fait l’exception avec leurs guitares. Alma, la brune et Niurka, la blonde, ont fait un tabac à la Basilique et ont impressionné le public. La première avec un look gitan et la deuxième par un look des rockeurs ou plutôt de rockeuses. Jouant de la guitare, ce duo a excellé. Avec sa belle voix, Alma nous a fait goûter au charme d’une salsa conjuguée au féminin pluriel. Toutes les deux ont présenté une musique originale combinant les racines afro-cubaines et des influences anglo-saxonnes tout en sauvegardant cette fraîcheur, cette sensualité et cette charge émotionnelle des rythmes Latinos. “Drame”, “Coseme”, “Come me Gusta”, “Corazon”, “Helida”, “Taxi”, “Pop A bailar”, “Bebe”, “No vale nada”, “Goantanamera” et d’autres chansons du répertoire classique et du premier album de ces deux ambassadrices de la musique Latinos ont fait le menu de cette soirée de clôture. Le voyage avec cette musique festive, chaleureuse et très riche, a continué avec son Trinidad qui a opté pour les divers genres musicaux populaires cubains et caribéens. Avec un répertoire varié où se côtoient les standards avec les propres compositions. Son Trinidad a transmis au public cette énergie cubaine dans une belle invitation à la danse sur la base d’une musique mariant plusieurs styles: Cha Cha Cha, Guariji, Son Bolero où les percussions sont l’instrument maître de la soirée. A chacun sa salsa, entre l'attachement de Con Cubanos, Los Bucaneros et Son Trinidad au patrimoine musical Latinos et l’ouverture de ce beau duo féminin Alma and Niurka sur d’autres styles mariant la salsa au funk ou au rock and roll présentant une salsa épicée, à la fois à la cubaine et à l’occidentale. Bref, une musique Latinos bercée portant l’espoir de cette jeune génération d’atteindre la célébrité du père spirituel de la salsa, le regretté Ibrahim Ferrère décédé il y a quelques semaines. Imen ABDERRAHMANI ___________________________________ Alma raconte le secret sucré de… Heureuse de ce succès sur le Vieux Continent, bien précis, sur la scène de la Basilique de Tabarka, Alma, la brune nous a raconté le secret sucré de ce duo: “Nous sommes deux amies d’enfance, nous étions à l’école ensemble et nous avons participé à plusieurs compétitions puis chacune de nous a fait son propre chemin. Mon amie est allée au Mexique où elle a vécu pendant 11 ans, puis c’était la rencontre de nouveau. Une rencontre qui a vu naître ce duo, il y a une année et demie. Nous sommes heureuses d’être ensemble car on se complète surtout que Niurka, connaît bien les différents genres musicaux et a une large connaissance du Blues, du Funk, du Rock, du jazz… et c’est très important”, explique la brune. Quant à la blonde, qui comprend la langue de Voltaire mais qui ne parle que l’espagnol, elle a tenu à préciser que “le repère est la tradition et les racines puis elles font leur propre recette pour présenter une musique innovante et fraîche”. Diplômée du conservatoire Amadeo Roldan en guitare classique, Alma s’est installée à Paris en 1991 et s’est imposée sur la scène européenne où elle a pris part à des bandes originales de films. “Mécaniques célestes!”, “Postino”, “Mortadella”, “Doystoyevski va a la playa”… et d’autres productions qui lui ont valu le respect des critiques et du public. Alma Castellano a connu à Paris ses premiers succès. Niurka Curbelo, thérapeute musicale pour enfants en difficulté, a fait ses premiers pas à l’âge de huit ans en composant ses propres morceaux. “Quiero vivir” et “Todo podrià combiar” deux albums à succès à l’actif de la blonde. “Nous venons de lancer le premier CD de ce duo de filles cubaines sur le marché”, raconte Alma avec une grande joie d’avoir retrouvé son amie d’enfance. I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com