La politique US a ses raisons… Katrina, enjeu électoral !





Le cyclone Katrina pourrait entraîner une onde de choc politique lors des prochaines échéances électorales américaines et Hillary Clinton qui a des visées sur la Maison Blanche en 2008, a déjà demandé une enquête indépendante sur l'organisation des secours. Le Quotidien-Agences Le gouvernement du président George W. Bush doit faire face à des critiques de la part des démocrates mais aussi de ses alliés républicains pour avoir tardé à envoyer des secours dans les zones sinistrées du Sud des Etats-Unis. Même le chef de la majorité républicaine au Sénat, Bill Frist, fidèle soutien du président Bush et considéré comme un candidat potentiel républicain à la Maison-Blanche en 2008, a souhaité une réunion du Congrès pour examiner comment le gouvernement a réagi à la catastrophe. La sénatrice américaine Hillary Clinton a appelé de son côté le président Bush à mettre en place une commission d'enquête du même type que celle qui avait été créée après les attentats du 11 septembre 2001. La lenteur des secours "semble confirmer que notre capacité à répondre à une catastrophe de ce type n'est pas au point", a indiqué l'ancienne Première Dame des Etats-Unis dans une lettre adressée au président Bush. Même si l'élection présidentielle n'aura lieu que dans plus de trois ans, en novembre 2008, les démocrates pourraient profiter des ratés du gouvernement Bush dans l'organisation des secours pour tenter de reprendre le contrôle du Congrès lors des élections législatives de mi-mandat en novembre 2006. Des responsables locaux comme le maire de La Nouvelle-Orléans, Ray Nagin et plusieurs journaux aux Etats-Unis et à l'étranger ont accusé le gouvernement Bush de ne pas avoir mesuré suffisamment à temps la gravité de la situation. Mais, un sondage du Washington Post et de la chaîne ABC publié avant-hier a montré une nation divisée quant à la gestion de cette crise, avec 47% d'insatisfaits et 46% d'opinions favorables. Plus d'une personne interrogée sur deux (51%) a estimé que la réaction des autorités fédérales a été insuffisante ou mauvaise, tandis que 48% l'ont jugée excellente ou bonne. Les deux-tiers ont estimé que Washington aurait pu être mieux préparé. Katrina tombe mal pour le président, dont la popularité était déjà au plus bas dans les sondages et qui doit répondre à une opposition croissante à sa politique en Irak. Le président a admis, fait rare, que la réponse initiale n'était "pas acceptable". Mercredi, une première audition est prévue au Sénat dans le cadre d'une commission d'enquête sur l'action de l'administration avant et après Katrina. D'ores et déjà Mme Clinton a indiqué qu'elle allait présenter une proposition de loi préconisant que l'Agence fédérale des situations d'urgence (Fema), très critiquée pour sa gestion des secours, ne dépende plus du ministère de la Sécurité intérieure et devienne un ministère à part entière.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com