Massimo Ranieri : Il bel canto à Carthage





Massimo Ranieri est l’une des grandes voix de la chanson italienne. Cet artiste polyvalent qui s’est produit avant hier soir, en compagnie d’un groupe multiculturel à l’amphithéâtre romain de Carthage a présenté un spectacle haut en couleurs. Mais Badara Seck le vocaliste sénégalais du groupe a provoqué le public en chantant le Coran sur scène. Dès qu’on parle de la chanson italienne, les mélomanes habitués à cette musique se rappellent impérativement de Riccardo Cocciante, Eros Romazzoti et Toto Cotugno entre autres. Ces grandes voix ont donné à la chanson italienne ses lettres de noblesse durant les deux dernières décennies. Mais elles ne sont pas les seules, puisque dans cette vague des succès des années 80 et 90, il faut citer un certain Massimo Ranieri. Cet artiste complet, chanteur et acteur de théâtre qui s’est produit, avant-hier soir, en compagnie d’un groupe de 14 musiciens dont un vocaliste sénégalais Badara Seck et une chanteuse tunisienne, en l’occurrence Mouna Amari a présenté un spectacle très expressif, envoûtant et riche en couleurs. L’artiste et sa troupe ont embarqué les présents dans la chaleur des rythmes napolitains, en braquant pleins feux,sur leur dernier spectacle dénommé : “Accusi Grande”. Il s’agit d’un spectacle interprété avec un groupe de danseurs et de musiciens, dans lequel, l’artiste propose les plus grands succès de son répertoire. Le spectacle a commencé par une superbe chorégraphie. Les trois couples, chargés de l’exécution des différentes gammes de danse ont présenté des scènes qui reproduisent les genres raffinés de la danse napolitaine du style valse, effectué en trois temps. Massimo Ranieri et ses musiciens ont visité aussi plusieurs répertoires de la danse napolitaine ainsi que les chansons nostalgiques et mélancoliques. La prestation de la troupe a été colorée par la participation de Mouna Amari, une chanteuse tunisienne vivant à l’étranger. Sa sortie n’est pas passée inaperçue. Elle a visité certaines de ses compositions, qu’elle a interprétés, il y a quatre ans avec Massimo Ranieri. Il s’agit de : “Amana-mana”, “Liliaya lili”, entre autres. * Ne touche pas à mon Coran ! Sur un autre plan, la sortie de Badara Seck, le vocaliste sénégalais du groupe, n’a pas laissé le public indifférent. Habillé en babou, du tissu “Basin”, le jeune sénégalais, a entamé sa présentation en chantant et en “vociférant” certains versets du Coran, avec un accent purement “africain”. Une façon provoquante bien sûr, car le tout était mixé avec une gamme de danse, un peu “érotique”. D’ailleurs ce passage du spectacle n’a pas laissé le public indifférent qui a sifflé le chanteur. Mais Badara ne s’est pas contenté de cette seule sortie. Il a interprété “Raoudinel” qui signifie espoir en Wolof, langue parlée au Sénégal, dans un style très raffiné et très expressif. Seule ombre au tableau de sa sortie, c’est l’interprétation du Coran dans un spectacle aussi extravagant que celui d’avant-hier. Mais à ce propos, Badara Seck s’est justifié à la fin du concert : “J’ai commencé par interpréter du Coran sur scène en Europe pour provoquer le public et de montrer aux Européens que le Coran est un beau texte qui prêche la bonne parole et qu’il n’est pas synonyme du terrorisme. C’est le message que je veux véhiculer”, explique le jeune Sénégalais. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com