Retrait de Gaza: Israël déploie l’artillerie lourde





Les opposants au retrait de Gaza et les forces de l'ordre israéliennes se mobilisent en vue d'un nouvel et crucial affrontement aujourd’hui à près de deux semaines du retrait prévu de la bande de Gaza. Le Quotidien - Agences L'armée et la police israéliennes ont commencé hier à déployer des forces d'une ampleur sans précédent-- 25.000 hommes-- pour empêcher aujourd’hui une marche des opposants au retrait de Gaza vers le bloc des colonies du Goush Katif, selon une source sécuritaire. Dix-sept mille militaires et quelque huit mille policiers et garde-frontières ont été concentrés dans le sud d'Israël pour bloquer les manifestants. La marche, organisée par le Conseil des implantations juives (Yesha) a été interdite la semaine dernière par la police de crainte que des ultras nationalistes n'en profitent pour rejoindre les colonies afin d'en empêcher l'évacuation. Le Conseil a appelé à une "marche gigantesque vers le Goush Katif" pour "stopper le plan de désengagement désastreux", commençant par un rassemblement dans la ville de Sdérot (sud). La police a reçu avant-hier le feu vert du conseiller juridique du gouvernement, Ménahem Mazuz pour prendre toute les mesures adéquates afin d'empêcher la marche vers les colonies. Elle a menacé d'interdire le rassemblement même, en bloquant les routes et empêchant des autobus de manifestants d'y accéder, mais n'a pas encore fixé sa position. Des responsables militaires et policiers ont en outre émis la crainte qu'un rassemblement massif à Sdérot ne soit pris sous le feu de tirs de roquettes qui pourraient avoir un effet dévastateur. "Nous tentons de trouver une solution avec les manifestants pour leur permettre de s'exprimer, sans les autoriser à franchir les barrages" à l'entrée de la bande de Gaza, a déclaré à la radio publique le ministre de la sécurité intérieure, Gidéon Ezra. "Notre objectif est d'annuler le plan d'expulsion des habitants juifs par tous les moyens légaux et nous n'avons pas l'intention de forcer les barrages de police", avait déclaré la semaine dernière Bentzi Lieberman, président de Yesha. Selon lui, ces sympathisants vont répondre par dizaines de milliers à cet appel et fixer ainsi d'importants effectifs policiers et militaires israéliens comme ils l'avaient fait les 18 et 20 juillet à Netivot et Kfar Maïmon (bien Kfar Maimon), également dans le sud d'Israël. "Les opposants au plan de désengagement invoquent la démocratie mais en fait nous sommes en face d'une véritable tentative de forcer la main au gouvernement et de l'empêcher d'appliquer une décision adoptée par le parlement", a déclaré aux journalistes le vice Premier ministre, Ehud Olmert. La ville de Sdérot, dans le désert du Néguev (sud), cible fréquente de tirs de roquettes, est limitrophe de la bande de Gaza, alors qu'Ofakim, vers laquelle la marche pourrait être autorisée, est distante d'une quinzaine de kilomètres et hors de portée de ces armes. Israël doit retirer son armée après avoir évacué les quelque 8.000 habitants des 21 colonies de la région à partir du 17 août. La présence de colons ou autres civils israéliens sera considérée comme "illégale" à partir du 15 août dans la bande de Gaza, a annoncé avant-hier le chef du commandement sud d'Israël, le général Dan Harel, responsable de 'évacuation. Selon lui, la moitié des colons auront jusqu'alors évacué volontairement leurs demeures pour être réinstallés en Israël.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com