Festival de Djerba: Quand Salsa et Samba font un tabac





On aime volontiers se perdre dans l’île des lotophages, errer sur les traces d’Ulysse et de ses compagnons. Le week-end à Djerba a été vibrant, plein de rêve et de mystère. Les groupes de musique cubains et brésiliens ont accentué le charme de Djerba la douce... Au bonheur des visiteurs de l’île des rêves ! Au départ, l’idée était simple mais très claire : Comment animer Djerba la douce et faire de ses nuits un rêve agréable? C’est de cette idée qu’est né le festival de Djerba et s’est élaboré sous l’égide de la Fédération régionale de l’hôtellerie du Sud-Est. C’est dans ce contexte que cette manifestation touristique et culturelle a vu le jour dans sa première édition. Le coup d’envoi a été donné par nos groupes nationaux : RN Tounsi TSS et T.MEN qui ont défilé sur scène au début de la semaine dernière. La fin de la semaine a porté d’autres couleurs. Des pays de la salsa, cha cha cha, samba..., ils sont venus : «Los Soneros» et «Tentacion» de Cuba et «Cesar Allan Quartet» et «Os Elementos Quartet» du Brésil ont été débarqué à Djerba pour prendre part à la première édition du festival de l’île que ses organisateurs ont choisi d’en varier les espaces afin de toucher le maximum de gens... Au théâtre de plein air de Houmet Souk, les Los Soneros ont défilé, le vendredi soir, offrant à ceux qui ont choisi cet espace culturel des rythmes de la musique traditionnelle cubaine. Il faut dire qu’au début du concert, il y avait un nombre respectable de spectateurs surtout jeunes mais qui ont quitté malheureusement le théâtre quelques minutes après. Devant des gradins presque vides, semés de quelques centaines de spectateurs, Los Soneros ont excellé. Cette faible assistance du public est due à la faible médiatisation de l'événement. En l’absence d’affiches, de banderoles dans les hôtels, le festival n’a pas, surtout pour la soirée du vendredi, drainé la foule. Le deuxième facteur est que les Djerbiens ne sont pas encore familiarisés avec ce genre de musique. Adiel Castillo Aguilera, le chef du groupe de Los Soneros, et tous les artistes qui l’accompagnent se sont donnés corps et âme. Installé depuis un petit temps en France, ce groupe, formé par des percussionnistes, guitaristes, saxophonistes... Cubains, a choisi de rester fidèle à la musique traditionnelle cubaine. Chantant, dansant, les Cubains n’ont épargné aucun effort pour faire plaisir à leur public qu’ils ont réussi à plonger au cœur de Cuba. * Les Brésiliens arrivent Chaud a été le show de «Os Elementos», dirigé par l’artiste César Allan. C’est sur la scène, aménagée spécialement pour ce concert, dans un espace public à Midoun que les Brésiliens se sont éclatés. Connu par la grande qualité des spectacles qu’ils donnent, les artistes de Os Elementos ont enchanté le public et l’ont poussé à danser... Une basse, congas de bongos, saxophone, trombone, guitare... ont fait l’affaire et ont plongé le public dans une ambiance festive grâce à des rythmes très dynamiques et entraînants qui reflètent l’âme de la musique latine brésilienne... Il y avait tous les airs de musique et de danse ! C’est le Brésil heureux, amoureux des fêtes. L’union fait la force et double le charme; l’after show à Yadis Hôtel Djerba a été très agréable ! Des bungalows sur la belle plage, une scène aussi... Tout fait rêver... De la musique, de la mer... et des rêves... «L’air est si doux qu'il empêche de mourir», disait Gustave et c’est une réalité car au bord de la mer, les Cubains et les Brésiliens ont choisi de croiser la musique cubaine et brésilienne et d’interpréter ensemble plusieurs chansons. Son subain, cha cha cha, bolero cumbia, salsa... on chante tous et danse sur tous les airs... Heureux de voir un public si chaleureux et joyeux les Los Soneros, Tentacion, Os Elementos et Cesar Allan Qartet ont fait un tabac car les artistes qui ont été «free» même pour quelques minutes ont choisi d’apprendre à l’assistance la danse. Deux heures du matin déjà, on continue à danser et à chanter comme dans un joli beau rêve... Le festival de l’île, qui vient de démarrer va prendre assurément son envol et, au fil des années, s’imposer comme une manifestation culturelle incontournable. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com