Isabelle Boulay: Un amour de chanteuse





Après le triomphe de Garou l’année dernière à la même époque, sur la scène du Théâtre romain de Carthage et celui de sa compatriote Isabelle Boulay, avant-hier soir, on peut dire que la Tunisie réussit bien aux chanteurs québécois. Elle était spontanée, naturelle et pudique. Entre deux chansons, elle parlait à son public comme on parle à un ami, tendrement. Avec une sincérité qui la rend encore plus attachante, Isabelle Boulay ressemble beaucoup à ses chansons: sentimentale et romantique. Les neuf mille ou plus spectateurs qui ont garni les gradins du Théâtre romain de Carthage, dimanche dernier, n’ont pas cessé de chanter avec elle et de l’applaudir chaleureusement après chaque chanson. Ses mélodies sont entraînantes, ses refrains familiers, ses paroles touchantes de simplicité et de profondeur, qui racontent l’éloignement, la tristesse, les retrouvailles, l’amour, toutes choses qui donnent du relief à nos vies. Vêtue d’une robe noire en mousseline, col “V” argenté et des pantalons larges bien assortis (en première partie) puis d’une robe chasuble toute en lanières grises et noires, scintillante de lumière, ses cheveux au vent, la chanteuse québécoise était belle, fraîche, si proche aussi, comme un beau songe de nuit d’été. “J’ai fait un long voyage, mon plus grand voyage, pour venir jusqu’ici et partager avec vous mes chansons qui sont aussi les vôtres. Des chansons qui racontent des histoires et qui sont votre refuge”, lance Isabelle Boulay avant d’enchaîner ses tubes “Je voudrais”, “Tout au bout de nos peines”, “Aimons-nous”, “Et maintenant”, “L a terre où j’ai grandi” “Telle que je suis”, “Le cœur combat” ou encore “En t’attendant”, une chanson qui lui a été écrite par l’idole de son adolescence Patrick Bruel dont elle a évoqué l’amitié avec une émotion dans la voix. L’échange entre la chanteuse et son public était si fort et si profond que le concert qui devait durer 1h30 a été prolongé d’une demi-heure. Revenue sur scène, vêtue d’un jean et d’un haut noir, elle reprit avec ses six musiciens (Julie Lamontagne, Kevin de Suza, Christian Péloquin, Martin Bachard, Michel Roy et Eric Wehster) certains de ses tubes qui ont été repris en chœur par le public, debout, dans un dernier moment de communion et de partage. Pour son premier gala sur une terre africaine, Isabelle Boulay a mesuré sa popularité qui a dépassé les frontières de son Canada natal et de la France qui l’a adoptée. Elle a promis de revenir bientôt dans notre pays qu’elle semble avoir aimé, même si elle n’y a passé qu’à peine trois jours. Zohra ABID


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com