Escapade estivale à Hergla : Plaisir de mer en toute simplicité





A Hergla, la plage n’est pas du tout comme ailleurs. La mer, le sable et aussi les gens sont spéciaux. Ils conjuguent la beauté naturelle à la simplicité et la spontanéité. Le tout fait qu’on ne s’ennuie pas dans cette sympathique station balnéaire du Sahel. Tunis-Le Quotidien Nul ne peut nier que les baignades et les bains de soleil dans les hôtels et au bord des piscines plaisent à bon nombre de nos concitoyens. Mais l’ambiance trop «chichi» qui caractérise ces lieux ne convient pas à beaucoup d’autres. Ceux-ci migrent en effet vers des plages qui respectent la beauté de la nature et qui s’inscrivent plutôt dans le registre des mers à l’état pur. Hergla en est une. Elle rallie depuis des années des personnes qui cherchent le plaisir d’un azur vrai et un sable doré. Le week-end dans les environs de cette petite localité du Sahel tunisien est très spécial. Les habitants des environs désertent leurs maisons et se dirigent tous vers la fraîcheur marine. Au fait, samedi, il y a beaucoup moins de monde. La plupart sont des petites familles, des couples et des groupes d’amis. On voit également des originaires de la région qui font le déplacement sur leurs charrettes pour se barboter. La mer est très calme et il fait très chaud. D’ailleurs, en venant de Sidi Bouali, on constate que les gens respirent difficilement à cause de la canicule. Ils ont alors élu domicile devant leurs portes ou dans les couloirs où il y a de l’ombre et donc de la fraîcheur. Les «gars» des quartiers, quant à eux, ne semblent pas être affectés par le sirocco. Réunis comme d’habitude sous les murs, ils comptent les voitures qui passent et dévisagent les personnes. * Parfum du Sahel Sur la route qui mène de Sidi Bouali à Hergla, de vieux oliviers rappellent que nous sommes dans une région agricole. Les frontières des terrains sont marquées par des figuiers de barbarie qui rendent également ces terres plus ou moins impénétrables. Un peu plus loin, on sent le parfum de la mer. A droite, des bassins sont mis en place pour l’apiculture. A gauche, les eaux du lac se tarissent sous l’effet de la chaleur. On est presque à Hergla et des pancartes indiquent de temps en temps qu’il est interdit de se baigner. Car certains bouts de plages ne sont pas gardés et ne rentrent pas dans le circuit exploité officiellement. N’empêche que certains préfèrent s’installer de ces côtés-là où l’affluence est beaucoup moins importante. Dans une autre partie, une plage est aménagée. Alors ceux qui désirent bénéficier du confort peuvent se mettre sous l’un des nombreux parasols disponibles et prendre en plus une table et des chaises. Il faut payer bien sûr ces services. Sinon, il faut avancer encore pour trouver une étendue de sable fin doré. Pour arriver à cette piste, on traverse le centre de Hergal : le calme absolu. Quelques individus sont installés aussi devant chez eux à l’ombre. Pour le reste, on ne voit pas un chat. C’est normal car aujourd’hui c’est dimanche et tout le monde va à la plage. La preuve, entre samedi et dimanche, tout a changé. Quand on arrive carrément sur la plage, on remarque qu’il est presque rare de voir des parasols. Ce sont des «tentes» improvisées qui servent d’abri pour se parer des rayons brûlants du soleil. On y préserve aussi le «ravitaillement». Toutes sortes d’aliments lourds notamment sont permises ici. Pour ce qui est des «tentes», elles sont montées avec des couvertures, des «clins» du Sahel et des draps. Aujourd’hui c’est la journée pendant laquelle toute la famille peut s’éclater. On dit que la majorité d’entre ces estivants passe la nuit sur place. * Pas de place pour l’ennui Dans l’eau, des personnes âgées, des couples, des mamans et papas, des jeunes et des enfants, tous avec leurs vêtements, nagent et jouent. On entend des rires et des cris de joie et on ne peut pas éviter les ballons. En plus, la plupart apprécie la marche au bord de la mer. Des groupes n’hésitent pas à se taper des kilomètres à pieds. Mais entre-temps, personne ne lâche son portable. Il est à peu près 14h30. C’est pratiquement l’heure de manger pour tout ce monde. Les sandwichs ne circulent pas ici. On sort les couffins et on commence à servir des repas en bonne et due forme. Du riz, des fricassés, du poisson grillé et frit, des pâtes, de la salade méchouia, du pain et des pastèques et melons. Les enfants surveillent leurs assiettes parce qu’il y a un peu de vent. Les adultes vérifient si tout le monde a été bien servi. C’est impressionnant de voir ces gens dans toute la simplicité et la spontanéité du monde. Des paysans peut-être aux yeux des uns. Mais en tout cas, c’est une population qui fait les choses à sa manière. Et c’est le mérite de ces estivants qui viennent des environs pour profiter de la plage, seulement la plage. En fin de journée, des familles ont déjà plié leurs bagages. Des cageots dans lesquels, on range la vaisselle, des bassines, des marmites, des couffins, des «klims», des couvertures et tant d’autres affaires «patientent» avec ces gens au bord de la piste. Fatigués, certains se sont allongés sur des matelas. Ils semblent attendre les voitures de transport rural ou alors d’autres formes de transport. Des charrettes sont arrivées pour chercher d’autres. On commence par installer les interminables affaires pour voir ensuite ce qui reste comme place afin de prendre le chemin du retour. Et bis répétita le dimanche d’après... Maryem KADA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com