Obésité chez l’enfant tunisien : La cote d’alerte…





•16% des enfants tunisiens sont obèses •L’anarchie alimentaire montrée du doigt La montée en flèche de l’obésité chez les enfants tunisiens inquiète les spécialistes, lesquels incriminent les nouvelles habitudes alimentaires... Tunis - Le Quotidien Les spécialistes en nutrition tirent la sonnette d’alarme. En une trentaine d’années, l’obésité chez les enfants tunisiens a grimpé passant de 6% à 16% . “Cette montée en flèche commence à poser des problèmes en l’absence d’une éducation nutritive saine”, explique le Dr. Taïeb Doghri, spécialiste en nutrition. Deux facteurs essentiels sont à l’origine de l’augmentation de la surcharge pondérale de nos mômes: les mauvaises habitudes alimentaires et le manque d’activité physique. De nos jours, les bonnes habitudes alimentaires et les saines recettes ancestrales sont plus que jamais reléguées aux oubliettes. “La mondialisation de l’alimentation a eu des effets néfastes aussi bien sur la qualité des aliments que sur le rythme alimentaire”, souligne le Dr Doghri. Et d’ajouter: “Nos enfants ne se contentent plus de manger des repas équilibrés trois fois par jour puisqu’ils ont tendance à grignoter sucreries, pizzas, sandwichs et fritures à longueur de journée”. Le Dr Doghri fait remarquer également que les repas servis dans les fast-foods correspondant à l’alimentation dite légère contiennent une importante quantité de graisse en indiquant que “les enfants tunisiens ne mangent pratiquement plus des aliments maigres en calories tels les salades, les fruits et les légumes”. Autre alimentation trop calorique à l’origine du surpoids: les sucreries. Les dernières études effectuées par l’Institut national de la nutrition montrent que le 1/3 des sucres rapides consommés annuellement par les Tunisiens correspond aux mois de juillet et août. * La bonne recette Le manque d’activité physique favorise aussi l’augmentation de l’obésité. Idem pour le mauvais rythme de sommeil et d’éveil puisque le stockage de la graisse se fait le soir. Raison pour laquelle le Dr. Doghri conseille les mères de familles de veiller à ce que leurs enfants ne consomment pas trop d’aliments le soir, de réduire les sucreries et de ne pas permettre à leurs gosses de sauter un repas. “Pour une croissance normale de l’enfant il faut des vitamines qu’on trouve surtout dans les salades, légumes et fruits, du calcium provenant des produits laitiers et des protéines”, signale le Dr. Doghri en précisant que les enfants ont également besoin de la vitamine “D”, qu’offre le soleil et de l’iode qu’on trouve dans la mer. De récentes études prouvent, d’autre part que l’alimentation trop calorique et la consommation excessive des sucres simples ajoutés pourraient être à l’origine de certaines maladies tels le diabète de type 2, le ralentissement de la croissance et la fragilité du système immunitaire. Les risques sont bien sérieux... W.K.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com