Trois GI’s tués en Irak, 38 depuis une semaine : L’armée US face au dilemme irakien





L'armée américaine a perdu 38 militaires en une semaine en Irak, l'un des bilans les plus lourds depuis l'invasion en 2003 du pays, où le gouvernement a annoncé une série de mesures pour juguler les attaques de la Résistance. Des attaques qui posent un dilemme aux Américains, selon Rumsfeld. Le Quotidien-Agences L'armée a annoncé hier le décès de trois soldats dans une attaque à Bagdad, ce qui porte à 38 les morts américains recensés entre le 27 juillet et le 5 août. Ces morts ont eu lieu alors que les soldats américains et irakiens mènent une opération d'envergure à l'ouest de Bagdad, où 15 Marines ont été tués. * Dilemme Face à cette situation, le secrétaire à la Défese américain, Donald Rumsfeld, a reconnu que l’armée américaine en Irak faisait face à un dilemme pour ne pas apparaître comme une force d’occupation. Sans assez de soldats de la coalition présente sur le terrain, l’insurrection cherchera à perturber le processus politique en cours en Irak mais avec trop de soldats elle cherchera à persuader l’opinion irakienne que les forces armées de la coalition sont une force d’occupation, «ce qu’elle n’est pas», a dit M. Rumsfeld au cours d’une intervention à Los Angeles. «Le succès ne sera possible que s’il y a des progrès sur le front politique, que si les Irakiens se rendent compte que leur Nation est souveraine», a-t-il dit. Les commandants américains sur le terrain doivent décider s’ils ont besoin de plus de soldats pour assurer la sécurité de ces élections, a dit M. Rumsfeld. Ensuite, les forces américaines en Irak devraient être moins nombreuses. «Notre objectif est de réduire nos forces à mesure que les forces de sécurité irakiennes se développeront et que le procesus politique ira de l’avant», a dit M. Rumsfeld. * Série de mesures Au même moment et pour tenter de juguler les attaques de la Résistance quotidienne, le Premier ministre Ibrahim Jaafari a dévoilé 12 points d'un plan de sécurité, affirmant la nécessité de "mieux coordonner le renseignement" et d'"assurer la sécurité des frontières". Sur le plan politique, une source du bureau du président Jalal Talabani a annoncé le report à dimanche de la réunion initialement prévue hier des leaders politiques "pour permettre une meilleure participation des groupes politiques en dehors du Parlement". La réunion, appelée à discuter des divergences concernant la Constitution, doit commencer avec les chefs des formations politiques représentées au Parlement, puis sera étendue à des dirigeants de partis qui ne sont pas présents à l'Assemblée nationale. Sa tenue a été demandée par le Comité de rédaction de la Constitution, dont les 71 membres n'ont pu trouver de compromis sur des questions essentielles, comme le fédéralisme et le rôle de l'islam. Talabani (kurde), le président du Kurdistan Massoud Barzani, le Premier ministre Ibrahim Jaafari (chiite), le vice-Premier ministre Ahmad Chalabi (chiite), le vice-président Ghazi al-Yaouar (sunnite) et l'ex-Premier ministre et député Iyad Allaoui (chiite) doivent y participer. Or selon Mahmoud Osmane, un membre du Comité, Barzani sera présent à une "réunion extraordinaire du Parlement du Kurdistan prévue samedi pour discuter des demandes kurdes dans la Constitution. Ensuite, il se rendra à Bagdad pour la réunion de dimanche". Les responsables irakiens sont soumis à des pressions internationales, notamment américaines, pour respecter le calendrier de transition politique et achever la Constitution dans les délais afin de permettre la tenue d'un référendum populaire sur le texte d'ici au 15 octobre. ______________________________ Washington et Londres stigmatisent la Syrie et l'Iran Le Quotidien-Agences Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont appelé la Syrie et l'Iran à faire davantage pour prévenir "les attaques" lors de l'adoption à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'Onu d'une résolution condamnant l’insurrection. La résolution adoptée "condamne sans réserve et dans les termes les plus fermes les attaques en Irak et considère tous les actes comme une menace pour la sécurité et la paix". Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis à l'Onu, John Bolton, qui siégeait pour la première fois au Conseil, a salué ce texte qui "appelle fermement les Etats membres à empêcher la circulation de terroristes à partir ou hors d'Irak, d'armes pour les terroristes et de tout financement qui soutiendrait les terroristes". Décrivant les attaques en Irak comme une "menace mondiale", le nouvel envoyé américain a indiqué "appeler les gouvernements de Syrie et d'Iran à respecter leurs engagements pour aider l'Irak dans le cadre de cette résolution (...) et pour faire en sorte de concrétiser les engagements qu'ils avaient pris de soutenir la stabilité en Irak". Son collègue britannique Emyr Jones Parry a lancé un appel similaire. Qualifiant les attaques en Irak, dont les meurtres récents de diplomates, d'"honteux et horribles", il a ajouté que "la Syrie et l'Iran peuvent et devraient faire davantage". Le représentant syrien Fayssal Mekdad a répondu en soulignant "condamner vigoureusement et sans réserve les actes terroristes" mais il a regretté que ni Londres ni Washington n'aient relevé les efforts de Damas qui a déployé 10.000 soldats le long de la frontière syro-irakienne. L'ambassadeur algérien Abdallah Baali, dont le pays a vu deux de ses diplomates tués en Irak le mois dernier, a qualifié la résolution de jeudi d'"opportune et appropriée".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com