Jeunes et futures épouses : Ils la préfèrent «cachetée»… à prendre ou à laisser





«Second hand», certains appellent ainsi, une fille qui a noué des relations par le passé. Bien que le mot soit avilissant, dans l’esprit masculin, il semble que l’idée de ne pas être «number one» dans la vie d’une fille, fait jaser les mâles et provoque leur rebut. Vrai ou faux ? Les jeunes hommes sont-ils prêts à épouser une fille qui a des... «ex» ? Témoignages. Tunis-Le Quotidien Nos us et coutumes font que toutes celles qui vont convoler en justes noces doivent faire preuve de chasteté. Personne ne fouille dans le passé affectif de l’homme dans la mesure où ce dernier ne laisse pas de traces. Par contre la pudeur et la chasteté d’une fille se vérifient facilement. Parce qu’à priori, toute fille qui garde son hymen est censée être vraiment vierge. Khaldoun, 22 ans étudiant, n’est pas contre le fait d’être le second, ou le troisième... à la condition que la fille n’ait pas été «touchée» par ses «ex». «D’emblée, je suis contre le fait d’épouser une fille qui n’est pas vierge. Cela n’a rien à voir avec l’égocentrisme et je ne suis pas un macho pour autant. D’ailleurs, je pourrai épouser sans gêne une femme divorcée, mais sans enfants. Le problème, c’est qu’une fille qui s’est donnée à quelqu’un est pour moi «souillée» à jamais. Comment pourrai-je lui faire confiance et lui confier mon nom et mon honneur ?! Par contre, si je suis le deuxième ou même le énième homme dans sa vie, je pourrai l’accepter si elle a su rester totalement pure et... «intacte», dit-il. Khaldoun pense que les choses diffèrent entre homme et femme. Il est persuadé que contrairement aux filles, un homme doit avoir beaucoup d’expérience en matière d’amour. «D’abord, l’homme ne laisse aucune trace. De plus, être puceau à 22 ans, c’es trop dégradant pour un homme et il sera jugé comme un réel «coincé» même de la part des filles ! ajoute-t-il. Aymen 23 ans étudiant, est persuadé que toutes les filles doivent avoir eu des aventures amoureuses. Il sait donc d’avance qu’il a de très faibles chances d’être le premier dans la vie de sa future épouse. Cela dit, il n’acceptera pas qu’elle soit... «used». «Ce n’est pas facile de s’unir avec une fille pour le restant de la vie ! Je me suis pas totalement «rétro» et je peux accepter qu’elle ait déjà eu des histoires amoureuses. Mais je ne suis pas prêt à négocier au sujet de la virginité. Je ne peux pas concevoir l’idée de donner mon nom à une fille qui n’a pas su préserver sa virginité jusqu’au mariage. Il n’y a pas de filles sans passé, mais il doit y avoir des filles qui sont restées chastes et pures. D’ailleurs, je ne peux pas non plus épouser une ferme divorcée ou veuve puisqu’elle a dû avoir eu une relation au moins avec son premier mari et Dieu seul sait combien d’autres encore ! Si je découvre en cours de route qu’elle est «used», je me contenterai d’une aventure passagère, je ne jouerai sûrement pas le rôle du... «correcteur», dit-il. Zied 20 ans, étudiant pense quasiment de la même manière. Le jeune homme n’acceptera pas que sa future épouse ait un passé «louche». «Le point sur lequel je ne serai aucunement prêt à négocier, c’est la virginité. Par ailleurs, je dois être absolument sûr que cette fille en question n’était pas une allumeuse et qu’elle ne collectionnait pas les aventures comme des pin’s. Il faut aussi que je sois sûr que ses histoires avec ses ex étaient plus ou moins pures», dit-il. Celles qui croient à la souplesse d’esprit masculin des générations 2000 devraient donc réviser leurs comptes. Car, bien qu’ils se déclarent ouverts d’esprit, les garçons ont une perception du sujet qui ne semble pas avoir pris un pli à travers le temps et les générations. Abir Chemli OUESLATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com