Face à leurs «ennemis» : Téhéran et Damas resserrent les rangs





Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a plaidé hier pour un renforcement des liens déjà "fraternels" de son pays avec la Syrie, contre leurs "ennemis", lors de la visite de son homologue syrien Bachar al-Assad. Le Quotidien-Agences "La consolidation des liens fraternels entre les deux pays est importante pour la sécurité de la région et cause la colère de nos ennemis", a dit le chef de l'exécutif iranien dans une brève intervention devant la presse avant le départ de Assad au terme d'une visite de deux jours à Téhéran. Ahmadinejad a dit avoir discuté avec son hôte des relations syro-iraniennes, des questions régionales, mais aussi du transfert de pétrole d'Iran vers la Syrie. Il n'a pas précisé son propos. Cette visite "peut renforcer les piliers sur lesquels reposent les relations bilatérales" entre Damas et Téhéran a dit de son côté le numéro un du régime islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, cité par l'agence officielle Irna. Assad est le premier chef d'Etat à rendre visite à Ahmadinejad depuis que celui-ci a pris ses fonctions le 3 août. Assad, dont le pays est le plus sûr allié de Téhéran dans la région, est arrivé en Iran avant-hier, au lendemain de la prestation de serment de Ahmadinejad devant le Parlement. Outre Ahmadinejad et Khamenei, il a rencontré chez lui le prédécesseur du nouveau président, Mohammad Khatami, et Akbar Hachemi Rafsandjani, un des plus hauts dignitaires de la République islamique. Avant-hier, Ahmadinejad avait salué en Assad un "ami de la nation iranienne", et promis un renforcement des relations déjà étroites face aux "menaces qui nous rapprochent". "La Syrie représente la ligne de front de la nation musulmane, les menaces communes nous rapprochent et rendent notre coopération encore plus nécessaire", avait-il déclaré. Il faisait clairement référence aux pressions exercées par les Etats-Unis sur les deux alliés régionaux, accusés de soutenir les insurgés chez leur voisin irakien, les groupes palestiniens, et le Hezbollah chiite libanais. Visées par des sanctions américaines, Téhéran et Damas sont soumises à un surcroît de pressions, la première à cause de ses activités nucléaires surtout, et la seconde de son opposition au désarmement du Hezbollah, et les deux à cause du rôle que les Etats-Unis les accusent de jouer en Irak.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com