EST : Chronique d’une crise presqu’annoncée





EST : Chronique d’une crise presqu’annoncée Les temps ont bien changé. L’Espérance qui entame d’habitude la saison tambour battant et qui prend souvent une avance consistante sur ses adversaires locaux et continentaux a raté lamentablement cette fois-ci le départ, allant même jusqu’à vivre une crise de résultats, de confiance ... Chronique d’une situation inhabituelle au sein d’un club habitué à la sérénité et aux conquêtes. * Acte I : Préparation chambardée Les contre-temps n’ont pas épargné le club sang et or depuis le début. La préparation d’avant-saison a été entamée le 2 juin dernier sous la conduite de Belhassen Mériah, mais Mrad Mahjoub n’a pu rallier le groupe que le 17 juin. C’est-à-dire quatorze jours avant le premier match de Ligue des champions face à l’Etoile à Sousse. Très peu pour mettre sur pied une équipe compétitive. * Acte II : Effectif renouvelé Second problème rencontré par l’Espérance : Un effectif renouvelé à 70% par rapport au mois de novembre 2004 : Badra, Souayah et Thabet sont partis, Olivier, Mathias, Bekri, Belhaj, Gabsi, Mahjoubi sont arrivés mais assez tard pour s’intégrer totalement dans le jeu de l’équipe en un laps de temps très court. * Acte III : A.G. agitée En dehors des terrains, et lors de l’Assemblée générale tenue au mois de juillet, l’assistance a eu à découvrir une certaine division au sein de l’entourage de l’équipe : une situation inhabituelle qui a nui énormément à l’ambiance. Zied Tlemçani, le responsable de l’équipe seniors ne faisant pas l’unanimité, a été d’ailleurs pris à partie par une frange du public à la fin du match de dimanche dernier. Un épisode qui a poussé Tlemçani à rendre le tablier lundi matin. * Acte IV : Formation décimée Autre contre-temps qui a empêché l’équipe de carburer correctement et de connaître une certaine stabilité : la série de blessures qui a touché - tenez-vous bien - plus de la moitié de la formation : Zaïem, Chaâbani, Seghaïer, Belhaj, Udeh, Kasdaoui, Harbaoui. Et si on ajoute à ses forfaits la suspension de Dos Santos puis celle de Melki, les va-et-vient de Azaïez, on comprend aisément les malheurs de Mrad Mahjoub qui n’a pu à aucun moment préparer convenablement un match. D’ailleurs, le match perdu face à Jendouba Sport au Kef avec une formation nettement rajeunie en est une parfaite illustration. * Acte V : Quand le doute s’installe En football c’est connu. Quand les mauvais résultats se suivent, le doute s’installe, les joueurs perdent confiance en leurs moyens, le public perd patience, la tension monte, la crise couve et finit par faire surface. Et c’est ce qui s’est passé dimanche dernier face au Zamalek quand l’équipe a cafouillé avant de baisser pavillon. Bien sûr, comme c’est souvent le cas, c’est l’entraîneur qui s’en va. Lundi matin, Zied Tlemçani a démissionné alors que Mrad Mahjoub n’a pas dirigé la séance de décrassage effectuée à partir de huit heures du matin. * Acte VI : Revoilà Ben Yahia Une réunion du Bureau Directeur a eu lieu tout juste après et a duré plusieurs heures pour déboucher sur le retour à la tête de l’équipe seniors de Khaled Ben Yahia après neuf saisons. * Laisser le temps au temps Maintenant, il s’agit de s’adapter à cette nouvelle donne. Le club le plus titré du pays est le plus ancien a besoin de temps pour se refaire une santé. Et comme tout grand club, l’Espérance relèvera la tête très vite. Ce n’est pas une défaite ou une élimination en ligue des champions qui arrêtera sa marche. La famille espérantiste a assez de ressources et de métier pour retrouver au plus vite son allant. Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com