Téhéran prévient : L’accord de Paris sera caduc si l’AIEA se rallie à l’UE





L’accord fixant le cadre de négociations entre l’Iran et l’UE sera «caduc» si l’Agence onusienne de non-prolifération réunie à Vienne adopte l’actuel projet de résolution européen «inacceptable», a déclaré un haut responsable nucléaire iranien. Le Quotidien-Agences «L’accord de Paris sera caduc si la résolution proposée par les Européens est adoptée» par le Conseil des gouverneurs, l’exécutif de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) réuni depuis mardi, a déclaré Mohammed Saïdi, vice-président de l’Organisation iranienne de l’Energie atomique. «La résolution présentée par les Européens est inacceptable et nous la rejetons», a ajouté Saïdi. L’AIEA s’échine actuellement sur la réponse à apporter à la reprise par l’Iran de la conversion d’uranium, préalable aux opérations nucléaires encore plus sensibles d’enrichissement permettant de produire le combustible pour les centrales civiles, mais pouvant être détournées pour fabriquer la bombe atomique. L’UE3 (Allemagne, France, Grande-Bretagne) a présenté au Conseil des gouverneurs un projet de résolution appelant l’Iran à revenir à une suspension totale de ces activités, a-t-on appris de sources diplomatiques. L’UE3 demande aussi la remise d’un rapport de l’AIEA sur les activités de la République islamique, qui pourrait conduire à une nouvelle réunion d’urgence de l’Agence. Pour les Européens, le redémarrage de l’usine de conversion viole l’accord de Paris, conclu en novembre 2004 avec les Iraniens. Les Iraniens y acceptaient une suspension complète de toutes les activités relatives à l’enrichissement d’uranium, y compris la conversion. En contrepartie, les Européens s’engageaient à faire des propositions pour une coopération globale entre l’Iran et l’UE. L’Iran a redémarré l’usine d'Ispahan après avoir rejeté comme «inacceptable» et insultantes 34 pages de propositions européennes de coopération refusant la conversion et l’enrichissement à la République islamique. «Cette résolution n’a pas de fondement juridique, elle est contraire au traité de non prolifération (TNP), et au protocole additionnel» soumettant l’Iran à un contrôle renforcé de son programme nucléaire de la part de l’AIEA, a estimé M. Saïdi. Il n’a pas indiqué que la suspension de l’enrichissement proprement dit serait remise en cause si l’accord de Paris devenait «caduc». L’Iran a assuré au cours des derniers jours que cette suspension restait en vigueur pour le moment. Mas il a toujours affirmé que l’enrichissement reprendrait à terme.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com