Karim Hagui : «Je suis là pour l’aider»





Ravi de l’arrivée de son compatriote Haykel Guemamdia, Karim Hagui pense que le Racing a réalisé une bonne opération en enrôlant l’attaquant du C.S.S. Il le décrit comme le joueur qui manquait à la pointe de l’attaque. Hagui assure qu’il s’occupera de la bonne adaptation de Guemamdia. * Que pensez-vous de l’arrivée de Haykel Guemamdia au club? - Ca fait plaisir, évidemment. C’est bien de se retrouver à deux dans le vestiaire. Cela va surtout être bien hors du terrain, notamment pour lui, car je vais lui faciliter son adaptation. Pour moi, cela me permettra de parler plus souvent la langue du pays… En tant que joueur, je crois qu’il va nous apporter beaucoup, surtout dans la profondeur. C’est ce qui nous manquait depuis le départ de Mamadou Niang. * Il a dit vous avoir appelé fréquemment pour avoir des infos sur le Racing. Que lui avez-vous dit? - Il m’a demandé certaines choses effectivement. Moi, je lui ai juste dit que l’équipe était jeune et que, même s’il n’y avait pas de grands noms, il y avait de la qualité. Avec le départ de Niang, je crois que c’est une bonne solution pour lui de venir ici car l’équipe avait besoin d’un attaquant comme lui. Il est plus facile d’arriver dans un nouveau club où il y a une place pour vous. Il faudra qu’il travaille, bien sûr, mais je suis là pour l’aider. * Comment le décririez-vous? - Il a un style différent de Mickaël Pagis. C’est quelqu’un qui demande le ballon dans la profondeur. Il joue souvent sur la même ligne que les défenseurs et est embêtant pour ça. Il est aussi difficile à rattraper quand il a pris l’avantage sur vous. Il a les qualités pour s’imposer. * Pensez-vous que c’est une bonne recrue pour l’équipe? - Marc Keller, Philippe Thys et le coach savent ce dont a besoin l’équipe. Il a les qualités dont nous avons besoin devant. Je n’ai pas de doute là-dessus. Maintenant, il faut qu’il soit à l’aise dans le groupe. Mais ça, c’est mon rôle. * Faites-vous ça naturellement? - Bien entendu, il n’y a même pas besoin de me demander de l’aider. C’est la moindre des choses. Quand je suis arrivé à Strasbourg, j’ai été en difficulté, j’ai mis du temps pour m’adapter. Pour Haykel, ce sera différent, il a quelqu’un, moi en l’occurrence. * Personnellement, vous avez souffert de l’isolement les premiers temps? - Oui un peu. C’est très important pour lui de pouvoir compter sur moi. C’est surtout dans la tête que ça joue beaucoup. Nous parlons la même langue. C’est un détail mais qui a son importance. Je vais lui faire partager mon année d’expérience à Strasbourg pour lui raconter comment fonctionnent le club, les gens et les supporters. Après, ce sera à lui de montrer sur le terrain quel joueur il est. Mais dans le foot, l’adaptation est vraiment primordiale. * Que doit-il améliorer dans son jeu pour s’imposer en L1? - Le conseil que je lui ai donné est de ne justement pas changer son style de jeu. Il a prouvé, lors de la Coupe des Confédérations notamment, face à de grandes équipes internationales, qu’il avait les qualités pour s’imposer au haut-niveau. Il lui faudra être plus vigilant qu’en Tunisie. En France, les défenses sont plus rugueuses.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com