Athlétisme - Mondial 2005 : Quatre Tunisiens à Helsinki

C’est demain, 6 août, que débutera le championnat du monde du monde d’athlétisme dans la capitale finlandaise, Helsinki. Cette joute planétaire, qui durera jusqu’au 14 courant, verra finalement la participation de quatre athlètes tunisiens. Ils étaient initialement six à aspirer à une distinction pareille : Hatem Ghoula (20 km marche), Sofiène Labidi (400 m), Habiba Gharbi (3000 m steeple), Hamdi Dhouibi (décathlon), Fatma Lanouar (1500 m) et Ridha Ghali (400 m). Si les quatre premiers nommés sont parvenus à décrocher la timbale, ni Lanouar, ni Ghali n’ont réussi à réaliser les minimas requis, à savoir 4’08’’20 pour la spécialiste du demi-fond féminin et 45’’55 exigés pour le tour de piste. Il faut avouer que les conditions climatiques exécrables qui ont prévalu lors du meeting de Berschoot en Belgique, ont empêché nos deux athlètes à faire mieux que, respectivement, 4’10’’32 et 46’’23. Partie remise donc pour ces deux éléments prometteurs qui se sont particulièrement distingués lors des récents JM d’Almeria. Wahid SMAOUI ____________________________________ Retour sur le passé et paris sur l’avenir Le Championnat du monde d’athlétisme, qui s’ouvre demain à Helsinki pour huit jours, est en quête d’une ferveur que le public finlandais est prêt à rallumer et d’une boussole pour retrouver les points cardinaux passablement brouillés ces derniers temps. Sur un plan émotionnel, le mythique stade olympique des Jeux Olympiques de 1952, surmonté de sa haute tour blanche en guise de ralliement, se prête idéalement à ce retour de flamme. Rénovée pour le Championant d’Europe 1971, l’enceinte avait déjà accueilli l’édition inaugurale du Mondial, en 1983, et porté sur les fonds baptismaux deux champions exceptionnels, Carl Lewis et Sergueï Bubka. Justement, 22 ans après, on mesure à quel point la domination totale exercée pendant plus d’une décennie par l’Américain, héritier de Jesse Owens, et l’Ukrainien (ex-Soviétique) a fait avaliser la sectorisation, ou la régionalisation, d’un sport pourtant loué pour son universalité. On s’est désormais habitué à ce que les Noirs américains et les représentants des Caraïbes dominent outrageusement le sprint, que les Africains des hauts plateaux et du Mahgreb survolent les épreuves de demi-fond et que les lancers restent l’apanage des ressortissants des pays industrialisés. Plus que les théories sur la physiologie et la race, la majorité des observateurs retiennent que la motivation sociale, d’une part, et le manque de moyens techniques, d’autre part, régentent ce partage.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com