L’idée fait son chemin : Echange de territoires contre la paix avec la Syrie





Le Qutidien-Agences Un ministre israélien a avancé l'idée, hier, d'un échange de territoires contre la paix avec la Syrie. Une position qui a été fortement rejetée par le Premier ministre Ehud Olmert. Le ministre israélien de la sécurité intérieure Avi Dichter s'est déclaré hier pour un retrait du plateau syrien du Golan en échange de la paix avec la Syrie. "Israël peut se retirer du plateau du Golan en échange d'une paix véritable avec la Syrie" a déclaré le ministre à la radio militaire. "Toute initiative politique est préférable à une initiative militaire que ce soit avec la Syrie et le Liban" a-t-il ajouté. "Nous avons payé des prix territoriaux semblables dans les accords de paix avec l'Egypte" de 1979 a rappelé Dichter, à propos du retrait total israélien de la péninsule du Sinaï conquise en juin 1967 et évacuée en 1982. "La Syrie est un pays d'une grande importance pour tout ce qui concerne la vie dans la région, j'estime qu'une initiative de négociations avec elle est légitime et qu'Israël peut la prendre", a-t-il poursuivi. * Refus Cette position contredit celle du Premier ministre israélien Ehud Olmer. Ce dernier a exclu hier à ce stade une reprise des négociations de paix avec la Syrie tant que Damas "continuera de soutenir le terrorisme". "Tant que la Syrie continuera de soutenir le terrorisme, il n' y a pas lieu de négocier", a déclaré Olmert lors d'une visite dans le nord d'Israël, a indiqué sa porte-parole. "Nous ne devons pas oublier que des milliers de roquettes" tirées par le Hezbollah sur le nord d'Israël lors de la guerre au Liban "provenaient de Syrie", a-t-il affirmé. Les négociations avec la Syrie, qui portent essentiellement sur l'exigence syrienne de restitution du plateau du Golan, annexé par Israël en 1981, ont été interrompues en janvier 2000. A cette date, le gouvernement travailliste israélien dirigé par Ehud Barak avait envisagé un retrait de la quasi-totalité du Golan, hormis une bande étroite de terre longeant la rive orientale du lac de Tibériade, le principal réservoir d'eau douce d'Israël. Le 15 août, au lendemain du cessez-le-feu au Liban, qui a mis fin a plus d'un mois de guerre entre Israël et le Hezbollah, le président syrien Bachar al-Assad avait affirmé ne pas s'attendre à "une paix prochaine" avec Israël, qu'il a qualifié d'"ennemi". L'Etat hébreu "comme je l'ai dit, ne veut pas la paix. La paix impose à Israël de restituer les territoires occupés à leurs propriétaires et de rétablir leurs droits", avait ajouté Assad.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com