Finul : Damas n’en veut pas à sa frontière





Le président syrien, Bachar al-Assad, a indiqué qu'il considérerait comme un acte "hostile" à l'égard de Damas un déploiement de cette Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) élargie à la frontière libano-syrienne, réclamé par Israël et que les Européens s'activent à rassembler. Le Quotidien-Agences Le président syrien Bachar al-Assad refuse le déploiement d'une force internationale à la frontière libano-syrienne, réclamé par Israël, qu'il considère comme un acte "hostile" à l'égard de son pays. Dans une interview diffusée hier par la télévision de Dubai, dont l'AFP a obtenu des extraits, le président Assad prévient qu'un tel déploiement provoquerait un état d'hostilité entre le Liban et la Syrie. Pour le président Assad un tel déploiement serait un acte "hostile" et "un retrait de la souveraineté libanaise". Il appelle le gouvernement libanais à "assumer ses responsabilités et à ne pas entreprendre d'action qui nuirait aux relations avec la Syrie". Assad déclare également qu'il n'y aura pas de tracé des frontières avec le Liban tant que les Fermes de Chebaa resteront occupées par Israël. "Il n'y aura pas de délimitation des frontières avant que les forces israéliennes ne se retirent des fermes de Chebaa", déclare le président syrien qui loue "la victoire" du Hezbollah durant les 34 jours du conflit "suffisants, selon lui, pour donner une leçon à Israël". * Réunion Ces déclaration interviennent au moment où les pays de l'UE doivent examiner cette semaine leur participation à la Finul, une force internationale censée se déployer au Liban et qui n'a toujours pas reçu des contributions suffisantes dix jours après l'arrêt des hostilités entre Israël et le Hezbollah. Une réunion extraordinaire des ministres européens des Affaires étrangères doit se tenir demain à Bruxelles en présence du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, a annoncé mardi soir la présidence finlandaise de l'Union européenne. "L'objectif de cette réunion est d'examiner les contributions des Etats membres de l'UE à la Finul et les conditions requises pour assurer le succès de l'opération", a souligné la présidence finlandaise. La convocation des chefs de la diplomatie européens était réclamée par le ministre italien des Affaires étrangères, Massimo D'Alema, après que Rome se fut proposé pour assurer le commandement de la Finul élargie qui doit veiller à l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU. * Déploiement Entre-temps, l'armée libanaise, qui a entamé son déploiement dans le sud jeudi 17 août, pour la première fois depuis la fin des années 1960, a poursuivi son mouvement, prenant le contrôle de positions abandonnées par l'armée israélienne aux Casques bleus, a indiqué mardi l'ONU dans un communiqué. L'armée libanaise s'est déployée hier le long de la frontière syrienne, dans le nord et l'est du pays, ont indiqué des sources militaires libanaises. "Plusieurs brigades se sont déployées sur tous les points de passage de la côte méditerranéenne au nord jusqu'à la région de Rachaya (au sud-est)", a affirmé à l'AFP une source militaire.Elle a précisé que l'opération se poursuivait dans le "but de contrôler les frontières en vue d'empêcher toute contrebande illicite". "Bientôt, l'armée effectuera des patrouilles en hélicoptère" dans ce secteur, a-t-elle ajouté. Mais le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, a prévenu que ses forces continueraient d'occuper leurs positions stratégiques dans le sud du Liban jusqu'à l'arrivée des renforts de la Finul. Il a également indiqué que les soldats libanais ne seraient pas autorisés à se déployer à moins de 2 km de la frontière avant le déploiement des Casques bleus. En outre, Israël maintient son blocus maritime et aérien imposé depuis le début de son offensive au Liban le 12 juillet. Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a conditionné la levée du blocus au déploiement de la Finul à la frontière libano-syrienne et dans l'aéroport de Beyrouth, lors d'un entretien mardi avec l'émissaire de l'Onu Terje Roed-Larsen, Israël réclame un tel déploiement pour faire cesser les transferts d'armes au Hezbollah. La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU demande au gouvernement libanais de renforcer ses contrôles aux frontières afin d'empêcher l'entrée illicite d'armes. Elle demande aussi à la force multinationale de prêter assistance au gouvernement libanais s'il le demande.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com