L’Onu et l’UE accélèrent leurs efforts pour débloquer l’impasse sur la Finul





L'Onu et la diplomatie européenne accélèrent leurs efforts pour débloquer l'impasse sur l'envoi d'urgence d'une force internationale dans le sud du Liban, conscients que la situation y est chaque jour plus explosive. Le Quotidien-Agences La Force intérimaire des Nations unies (Finul) élargie, censée se déployer au Liban mais qui n'a toujours pas reçu de contributions suffisantes, a rencontré un obstacle supplémentaire dans l'opposition de la Syrie à son déploiement à la frontière libano-syrienne. Les ambassadeurs des 25 pays membres de l'Union européenne (UE) ont examiné à Bruxelles leur participation à cette force, pour préparer une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'UE aujourd'hui. Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, doit y assister puis partir pour une tournée au Proche-Orient, notamment au Liban et en Israël. Selon une source européenne, la réunion des 25 a permis "d'enclencher une dynamique positive", laissant espérer des engagements concrets lors de la réunion de vendredi. Annan a estimé que la constitution de cette force progressait, lors d'un entretien téléphonique avec le président américain George W. Bush. Mais si la Pologne pourrait envoyer "quelques centaines" de soldats au Liban, l'Inde envisage de retirer ses soldats de l'actuelle Finul, d'après le ministre indien de la Défense Pranab Mukherjee. Il a toutefois indiqué que les 775 soldats indiens actuellement déployés ne quitteraient pas le Liban tant que les renforts ne seraient pas arrivés. Mercredi à Paris, la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni avait appelé les Européens à surmonter leurs hésitations pour s'engager très rapidement au Liban, mettant en garde contre une situation "explosive". Un déploiement rapide permettrait en outre de lever le blocus aérien et maritime qu'Israël maintient sur le Liban, a affirmé le Premier ministre israélien Ehud Olmert. * La Syrie menace La Syrie a menacé de fermer sa frontière avec le Liban si une force internationale était déployée le long de la frontière, a rapporté le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja, après un entretien à Helsinki avec son homologue syrien, Walid al-Mouallem. Le déploiement de la nouvelle force, créée à partir de l'actuelle Finul, avec des effectifs portés de 2.000 à 15.000 hommes et un mandat élargi, est prévu par la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'Onu qui a mis un terme le 14 août à 34 jours de guerre entre Israël et la milice chiîte libanaise du Hezbollah. L'Onu, qui espère pouvoir déployer avant la fin du mois une avant-garde de 3.500 hommes au Liban, juge insuffisantes les contributions annoncées par les Européens. Jusqu'ici, les pays européens en première ligne sur ce dossier, comme la France et l'Italie, se sont montrés réticents à s'engager précisément, dans l'attente d'un mandat clair pour la nouvelle Force internationale des Nations unies au Liban (Finul). Beaucoup de pays souhaitent des règles d'engagement plus précises, craignant de se retrouver pris dans un déferlement de violence sans avoir les moyens d'agir. La France, initialement pressentie pour prendre la tête de la mission, n'a décidé de dépêcher pour le moment que 200 hommes en renfort des 200 Casques bleus français intégrés à la Finul actuelle. Mais Paris pourrait décider d'augmenter sa participation à la force élargie de l'ONU au Liban pour atteindre le chiffre de 1.500 à 2.000 hommes, ont indiqué des sources gouvernementales L'Italie s'est déclarée prête à prendre les rênes de la Finul élargie et pourrait y engager de 2.000 à 3.000 hommes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com