Les Publinets en été Clics sur les mails et les offres d’emploi





Pendant l’été, les Publinets ne sont plus sollicités pour des travaux scolaires et universitaires. La plupart des clients surfent sur le net pour consulter leurs e-mails ou dénicher des concours d’emploi. Tunis -Le Quotidien On n’entend que des clics. Tout le monde est absorbé, les yeux rivés sur l’écran. Chacun devant son poste d’ordinateur est imperturbable à part quelques uns qui tiennent compagnie à un ami. Il fait frais dans ce Publinets de la rue Mokhtar Attia en cette matinée du mois d’août. C’est clément notamment lorsque Dame Nature souffle le chaud à l’extérieur. Celui qui rentre ici n’a plus envie de ressortir. De son bureau, le propriétaire du centre, veille sur le calme. Tout se passe dans les meilleures conditions. D’habitude, beaucoup de lycéens et d’étudiants recourent aux Publinets pour compléter leurs travaux scolaires. Sur internet, ils procèdent à leurs recherches. Mais par ces temps de vacances d’été, on va sur le Net pour d’autres raisons: «la majorité écrasante des clients se connectent pour consulter leurs mails. C’est une question d’habitude», affirme Jalel Ben Abda, propriétaire du Publinets. Et d’avouer que la clientèle de l’été est différente de celle du temps de l’école. En effet, on vient surtout pour jeter un coup d’œil sur son mail ou pour en envoyer. * Saison exceptionnelle Cet été, la dynamique est spéciale dans ce centre public d’internet. Il n’est pas le seul d’ailleurs puisque les inscriptions universitaires se font désormais via le net: «l’activité est exceptionnelle» précise Jalel. Mais pour cette fin de matinée, tous les clients sont plutôt branchés sur leurs comptes mails. De quinze minutes au minimum à une heure, chacun prend le temps qu’il lui faut pour effectuer cette opération. Lassaâd Hamdi est émigré en France. Il attend qu’un poste se libère. Il est de passage dans ce Publinets parce qu’il est le plus proche de la place Barcelone où il a demandé l’adresse d’un centre: «Je viens pour faire le suivi d’une lettre recommandée que j’attends. On me l’a envoyée d’Angleterre et avec sa référence, je peux la suivre sur internet», explique-t-il. Chez lui à Toulouse, il se connecte tous les jours pour discuter avec ses amis par MSN. Ils se retrouvent régulièrement depuis leurs postes. Mais Lassaâd qui était étudiant à Bir El Bey recourt également à l’internet pour consulter les offres d’emploi qu’il reçoit de façon régulière. A la recherche d’emploi aussi, Sameh Ben Achour prend du repos en été. Elle ne va pas souvent au Publinets. Diplômée en commerce international, elle guette depuis deux ans les concours des ministères annoncés sur le net. Lorsqu’elle se connecte, elle en profite par la même occasion pour chercher d’éventuelles formations: «pour le moment, je consulte tout simplement mon compte e-mail et j’attends le début de septembre pour voir les concours», souligne Sameh. Chez Jalel Ben Abda, il n’y a pas réellement de clients habitués. A l’exception de certains revenants dont la plupart travaillent dans les environs, les autres clients sont plutôt des passants. Actuellement, bon nombre de gens qui s’adressent à son centre sont des touristes et des jeunes émigrés. Visiblement, ils gardent leur habitude d’aller régulièrement sur leurs mails. Sinon, Jalel ne connaît pas la même situation que ses collègues qui tiennent des Publinets dans des quartiers: «Là-bas, on peut avoir une clientèle nocturne qui va sur internet principalement pour «chater». Mais dans les quartiers, on rencontre également certaines difficultés notamment avec les mineurs», conclut Jalel Ben Abda. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com