Annonçant des “succès nucléaires”, Téhéran hausse le ton : Nous refusons le langage de la force





L'Iran va annoncer bientôt de "nouveaux succès nucléaires" et refuse le langage de la force pour l'amener à suspendre son enrichissement d'uranium, mais se dit favorable à des négociations sans conditions préalables, ont déclaré, hier, des responsables iraniens. Le Quotidien-Agences "Dans le domaine nucléaire, nous avons fait des progrès et obtenu de nouveaux succès scientifiques qui seront annoncés bientôt", a affirmé le porte-parole du gouvernement, Gholamhossein Elham, lors de la prière hebdomadaire, sans autres précisions. Mercredi, l'agence semi-officielle Mehr, citant un responsable iranien non identifié, avait affirmé qu'un "haut dirigeant du pays" allait annoncer prochainement "un important succès nucléaire (qui) va renforcer la place de l'Iran en tant que pays nucléaire". Intervenant pour sa psart à la prière du vendredi, un important religieux iranien, l'hodjatoleslam Ahmad Khatami, a déclaré que son pays refusait le langage de la force dans le dossier nucléaire. "Utiliser le langage de la force avec l'Iran est une attitude sotte et maladroite", a-t-il dit. "Pendant la guerre au Liban, le Conseil de sécurité de l'Onu a montré qu'il agissait comme le valet des Etats-Unis. Nous conseillons à la Russie et la Chine de ne pas tomber dans le piège des Américains". "L'Iran a pris les mesures financières nécessaires pour faire face à d'éventuelles sanctions économiques", a déclaré de son côté le président de la Banque centrale, Ebrahim Sheibani, à l'agence Mehr. "Nous n'avons aucune inquiétude", a-t-il ajouté. Le Conseil de sécurité a donné jusqu'au 31 août à l'Iran pour qu'il suspende ses activités d'enrichissement d'uranium. Dans sa réponse à l'offre de coopération des grandes puissances (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Chine, Russie, Allemagne), l'Iran a proposé des "négociations sérieuses" pour régler la crise, tout en refusant de suspendre l'enrichissement. Le président français Jacques Chirac a qualifié vendredi "d'un peu ambiguë" la réponse de l'Iran. Peu après, le ministère français des Affaires étrangères a indiqué que des "contacts techniques" pourraient avoir lieu dans les prochains jours entre les grandes puissances et Téhéran pour "clarifier certains aspects du dossier transmis par les Iraniens". Les Etats-Unis ont prévenu jeudi l'Iran qu'il avait encore quelques jours pour changer de position, après quoi ils "agiront" pour obtenir des sanctions internationales rapides contre Téhéran. Mais le ministre russe de la Défense, Sergueï Ivanov, a déclaré qu'à ce stade "il est pour le moins prématuré et peu judicieux de parler de sanctions". De son côté, le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a prôné le principe du dialogue avec l'Iran, en estimant que la "pire chose serait de monter en puissance dans une confrontation" avec Téhéran et le monde musulman sur le dossier du nucléaire.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com