Tabarka Latinos Festival : Sauvé par les Massaro!





«Salsa Illégal» du Brésil et Grupo Mango de la Colombie ont donné le coup d’envoi de la 3ème édition de Tabarka Latinos Festival. Une soirée moyenne qui a été rehaussée par la bonne prestation des frères Massaro, accompagnés par deux danseuses de feu. Tabarka vit ces derniers jours ses plus belles nuits… Chaque week-end, elle ouvre généralement ses portes devant les mélomanes qui viennent se ressourcer et savourer des musiques d’ici et de là. Avant-hier, le rideau s’est levé sur la 3ème session de Tabarka Latinos Festival avec deux groupes d’identités différentes, l’une brésilienne et l’autre colombienne. Devant un public moyen, les Brésiliens se sont produits dans la Basilique avec la ferme détermination de faire le bonheur de ceux qui ont choisi de partager avec eux cette soirée. Composée de dix artistes, «Salsa illégal» a essayé de faire bouger le public pour le mener jusqu’au Brésil. Une mission qui paraît difficile pour les «Salsa illégal», mais voilà que quelques-uns et quelques-unes surtout commencent à bouger ici et là sur la scène de la Basilique et l’espoir semble revenir à ce groupe qui s’est donné corps et âme au spectacle. Il a fallu quelques minutes de rythmes effrénés de la salsa pour qu’on voie moins de places vides à la Basilique et c’est habituel car les passionnés de Tabarka et de ses festivals se trouvent par des contraintes professionnelles obligés de rater la première soirée pour se rattraper le week-end. Raison pour laquelle le comité d’organisation a choisi de commencer par une soirée moyenne qui servira comme une annonce, un échauffement pour les autres soirées. Les organisateurs ont-ils tort ou raison de penser ainsi? C’est une autre histoire et des calculs budgétaires! Revenons à cette soirée d’ouverture de la 3ème édition de Tabarka Latinos Festival et en particulier à Salsa Illégal qui ont opté pour l’interprétation de leurs propres compositions dont quelques-unes traitent des conditions difficiles qu’a vécues le Brésil sous l’occupation. Cela n’empêche que le public a dansé et a bougé à droite et à gauche sur les rythmes de ce groupe qu’on semble avoir déjà écouté et vu. On s’attendait à ce que les Brésiliens, ces grands spécialistes des fêtes, mettent le feu à la Basilique avec des airs joviaux comme ceux de Rio De Janeiro pendant la saison des fêtes. Mais la performance des «Salsa illégal» a été moyenne comme celle de l’Equipe Nationale Brésilienne dans le Mondial de l’Allemagne 2006. Mais en attendant la deuxième partie de la soirée, la direction de la 3ème session de Tabarka Latinos Festival a réservé une grande et belle surprise, une surprise nommée: les Massaro. * Le discours du corps, le discours de l’âme Après ces tentatives brésiliennes tantôt réussies et tantôt brisées, on annonce que l’entracte sera un mini-show assuré par le chorégraphe Sébastien Massaro et son groupe. Il a suffi que ce danseur accompagné de son frère, danseur aussi, et de deux belles danseuses fasse les premiers pas sur la scène pour que la soirée prenne une autre tournure. Excellents danseurs, Massaro et son groupe ont coupé le souffle au public… On adorait cette fraîcheur, ce dynamisme, cette harmonie et ce raffinement chaque fois que les corps se rencontraient. Les yeux braqués sur la scène et sur les corps de ces quatre danseurs de feu, le public a trouvé finalement l’enthousiasme. «Nous sommes, venus ce soir pour tester la scène et le public mais à partir de demain on va vous offrir un vrai show. Passionnés, n’hésitez pas à nous rejoindre et participer à cette formation accélérée dans la danse», a noté Sébastien Massaro avant de céder le micro à «Grupo Mango» qui a trouvé le terrain prêt pour continuer la fête. Créé en 2000 à Paris, «Grupo Mango» réunit des artistes de différents coins de l’Amérique latine mais aussi de l’Hexagone, Martiniquais, Guadeloupéens, Guyanais, Caribéens, Colombiens et Français ont choisi de revivre la salsa traditionnelle. D’un club à un autre, «Grupo Mango» semble acquérir plus d’expérience par rapport à Salsa Illégal, raison pour laquelle cette deuxième partie de la soirée a été plus animée et plus rythmée. Un autre facteur qui a bien joué pour les «Grupo Mango» est que son leader, Elvis, a déjà une idée sur le public tunisien puisqu’il a donné l’année dernière un concert à Djerba dans le cadre d’un projet de festival latino dans cette île de charme. Le plaisir procuré par les frères Massaro et l’idée qu’a le leader sur les attentes du public tunisien lui a permis d’établir un programme mariant quelques standards avec les propres compositions du groupe, et ont libéré le public qui s’est donné à la danse. Et les «Grupo Mango», habitués à ce genre d’animation, n’ont pas raté l’occasion pour réussir leur prestation qui reste ordinaire par rapport à ce qu’on a vu lors des deux précédentes éditions de Tabarka Latinos Festival. Pour le public qui est venu spécialement pour danser, la mission est accomplie. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com