Les jeunes et la rentrée scolaire : La tendance balance entre nonchalance et impatience





Trois semaines seulement séparent les jeunes élèves de la rentrée scolaire. Les plus studieux ont hâte d’être au rendez-vous. Les moins studieux rechignent à l’idée de faire leurs adieux aux vacances et à se remettre au travail. Comment se préparent justement les élèves pour la rentrée scolaire? Sont-ils prêts pour la reprise et que représentent les études pour eux? Tunis -Le Quotidien Le nombre des élèves qui reprendront leurs cours bientôt se compte par milliers. Fini le temps des vacances, des soirées tardives, des veillées, du farniente et des grasses matinées. Au boulot maintenant ! Chez certains la reprise rime avec la joie. Ils comptent les jours et les heures qui les séparent de la rentrée. Pour eux l’année scolaire est une occasion pour approfondir les connaissances. Elle représente aussi une étape de plus vers le chemin de la réussite et de la gloire. C’est aussi une occasion pour renouer le contact avec les amis et les camarades. Chez d’autres en revanche, la rentrée est une pure et simple obligation. Ils vont à l’école sans vraiment avoir la tête pour les études. Dès lors on peut comprendre que tout se joue depuis le départ. Ceux qui partent du bon pied, qui aiment leurs études et ont une passion pour le savoir ont beaucoup plus de chances de réussir que ceux qui n’ont aucune envie de carburer depuis le début. Emna, 15 ans, circule avec sa fourniture scolaire dans la main. La jeune fille est surexcitée à l’idée de reprendre ses cours. Elle a déjà préparé sa chambre, ses habits et son bureau pour l’occasion. «J’ai rangé ma chambre, j’ai fait sortir mes fiches, histoire de réviser le programme de l’année dernière. J’ai aussi acheté les fournitures scolaires de cette année et j’ai commencé à mettre l’ambiance estudiantine tout autour de moi. Je recommence à dormir plus tôt et à me réveiller de bonne heure. Mes études sont le centre de mes intérêts, il s’agit de mon avenir tout entier. Celui qui n’accorde pas l’intérêt qu’il faut à ses études et qui ne pense qu’à faire l’école buissonnière et à déranger le déroulement normal des cours doit avoir de gros problèmes dans la mesure où il ne fait du tort qu’à lui-même», dit-elle. Yosri, 20 ans, candidat au bac , est prêt pour la rentrée. N’empêche que le jeune homme stresse déjà à l’idée de passer son baccalauréat. «Je ne peux pas dire que les choses se passent normalement. Au fond de moi, il y a une crainte puisqu’il s’agit du bac cette année. Il faut dire par ailleurs, que je n’ai pas arrêté d’étudier durant les vacances. J’ai suivi des cours particuliers pour m’initier au nouveau programme des matières principales et j’espère que tout ira pour le mieux. En revanche, je pense m’être bien diverti pendant les vacances. Je crois que le fait de profiter à fond des vacances aide à destresser et à réussir le départ», dit-il. Mohamed 16 ans, est à la fois surexcité et angoissé. Pourquoi? Le jeune homme est un élève brillant qui tient à avoir toujours de bons résultats. «J’ai passé le concours de la neuvième année brillamment. Mais à partir de cette année, la nature des études changera en quelque sorte et je dois dire que cela me fait peur. Je crains ne pas pourquoi garder le même niveau d’autant plus que je vais étudier dans un nouveau lycée cette année. A priori, j’ai fait tout ce qu’il faut pour réussir, mais nul ne peut garantir quoi que ce soit et j’ai peur de passer d’un rang d’élève brillant à celui d’un élève moyen. Durant l’été je me suis diverti comme il le faut. En parallèle, j’ai eu plusieurs bouquins et cela me permettra de réussir au moins le départ, enfin je l’espère, parce que mes études représentent tout pour moi», dit-il. Sami, 18 ans, ne se sent pas tellement prêt pour reprendre les études. Le jeune homme a l’impression de ne pas s’être diverti comme il le faut. «J’ai eu un petit job durant tout le mois de juillet. Les vacances ont commencé pour moi depuis le mois d’août. Et à peine commencé, ce mois tire déjà sur sa fin et tout rappelle la reprise des cours... Je me sens comme bousculé par le temps et je ne pense pas être psychologiquement prêt pour étudier. Ceux qui ne se divertissent pas et qui ne se reposent pas comme il le faut durant les vacances d’été, sont ceux qui ont tendance à sécher les cours. Ils essayent de rattraper le temps perdu. Ce problème concerne, beaucoup plus les filles qui sont privées de sortie. Dès qu’elles reprennent les cours, elles trouvent l’occasion de sortir en faisant l’école buissonnière sans que leurs parents ne le sachent», dit-il». Abir CHEMLI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com