Banques Les bons comptes font la bonne restructuration





Selon le rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) pour l’année 2005, les mutations qu’a connues le paysage bancaire et qui ont abouti à une distribution quasi-égale entre actionnariat public, privé et étranger, sont appelées à se poursuivre au cours des prochaines années à un rythme, sans doute, plus accéléré. Tunis-Le Quotidien Dans ce cadre, la configuration du système bancaire moderne doit évoluer dans un processus qui concilie les bienfaits d’un partenariat diversifié, d’une taille optimale et la nécessaire implication du secteur dans le soutien et le financement de l’économie. Sur un autre plan, et selon le même rapport, l’adaptation de la législation tunisienne aux standards internationaux, concrétisée par l’amendement récent de la loi bancaire, doit se poursuivre pour permettre l’adoption à temps des normes internationales en matière de gestion des risques, de gouvernance et de transparence. A cet effet, l’amendement de la loi sur les établissements de crédit vise l’assouplissement des conditions d’exercice, l’amélioration de la qualité des prestations bancaires pour les hisser au niveau des normes internationales et la consolidation des règles prudentielles. La révision de la loi bancaire est venue, en effet, annoncer l’avènement d’une nouvelle génération de réformes dans le cadre d’une équation qui vise la conciliation entre les nécessités de la compétitivité et de la liberté d’entreprendre et la protection des intérêts de la clientèle. En particulier, cette révision apporte davantage de souplesse à l’acte d’investir en allégeant les délais et les conditions de l’agrément, mais aussi à l’acte de gérer en levant certaines interdictions et autres incompabilités sur les administrateurs et les dirigeants. En revanche, et dans un élan de réhabilitation, cette révision investit les organes délibérants des établissements de crédit de nouvelles responsabilités notamment à travers l’introduction, pour la première fois, des concepts d’actionnaire de référence, de contrôle de conformité et de comité exécutif de crédit. La qualité et l’encadrement des relations avec la clientèle ont bénéficié d’un intérêt particulier dans la nouvelle réforme. Les services bancaires de base, la gestion du compte de dépôt, tout aussi bien que les délais assignés dans la prestation des services bancaires et la médiation, sont autant d’instruments visant à ériger la qualité en culture, que l’institution de l’observatoire serait à même d’en garantir l’ancrage et la pérennité. Cette nouvelle législation exige, des banques, un important effort de réorganisation de leurs structures et de modernisation de leurs systèmes d’information. Le rapport précise que, parallèlement au programme de modernisation du secteur bancaire, le marché financier est appelé à accroître sa part dans la collecte de l’épargne longue et le financement de l’investissement. La finance directe constitue un complément nécessaire au secteur bancaire et un financement sain requiert indubitablement la contribution d’une part d’autofinancement par le truchement du marché financier. Les nouvelles mesures introduites, en particulier, l’assouplissement des conditions d’accès des entreprises à la Bourse, la nouvelle loi sur la sécurité des relations financières et l’institution d’un marché alternatif, devraient concourir à la réalisation des objectifs visés. M.Z.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com