Le numéro deux du Hezbollah : «Israël n’était pas prêt à nous affronter»





Dans un entretien accordé au quotidien An Nahr, le numéro deux du Hezbollah, Naïm Kassem, a indiqué qu’Israël n’était pas prêt à affronter le Hezbollah qui a été, à ce propos, surpris par l’ampleur de la réaction d’Israël. Le Quotidien-Agences Au surlendemain du déclenchement des hostilités, le Hezbollah a appris qu'Israël et les Etats-Unis projetaient une attaque en septembre ou en octobre. Les médias américains ont aussi rapporté que les Etats-Unis avaient apporté leur soutien aux projets d'Israël de frapper le mouvement chiîte. "Israël n'était pas prêt. En fait, il souhaitait se préparer pendant deux ou trois mois supplémentaires mais la pression américaine d'une part et la volonté israélienne d'enregistrer un succès d'autre part (...) ont constitué des facteurs qui les ont conduits à se précipiter dans la bataille", commente Kassem. La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'Onu a mis fin le 14 août aux hostilités. Elle prévoit aussi le déploiement de l'armée libanaise et de renforts de l'Onu dans le Sud-Liban ainsi que le départ de tout élément armé du Hezbollah dans cette zone. Kassem prévient cependant que le mouvement chiîte va coordonner ses actions avec l'armée libanaise à mesure que celle-ci se déploie dans le Sud. Il ajoute que le Hezbollah ne renoncera pas au concept de "résistance" tant qu'Israël continuera d'occuper le secteur des fermes de Chébaa, de conserver des prisonniers libanais et de survoler quasi quotidiennement le Liban. "Les conditions pour mettre fin (à la résistance) ne sont pas encore réunies. Lorsque nous serons convenus d'un plan de défense face à Israël, définissant la mission de la résistance, de l'armée et du peuple libanais, alors seulement nous examinerons les règles et les rôles de chacun", a-t-il insisté. * Surprise L’ampleur de la réaction d’Israël à l’opération menée en juillet par le Hezbollah en territoire israélien a surpris le mouvement chiîte libanais, a, par ailleurs, déclaré le numéro deux du Hezbollah. Le Hezbollah s'attendait certes à subir tôt ou tard une attaque israélienne appuyée par les Etats-Unis mais il ne pensait pas qu'elle interviendrait dès le mois de juillet. "Nous nous attendions à ce que les Israéliens réagissent tout au plus par une ou deux journées de bombardements ou par quelques attaques limitées ou par le ciblage de certains lieux, de telle manière à ce que cela ne dépasse pas trois jours et n'inflige que des dégâts limités", déclare Naïm Kassem. Après la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah le 12 juillet, Israël a lancé une campagne de bombardements des infrastructures civiles du Liban puis des incursions terrestres dans le Sud-Liban, fief du mouvement chiîte. Cette offensive a cessé le 14 août. Elle a tué près de 1.200 personnes au Liban, essentiellement des civils, et fait plus de 900.000 déplacés. Les dégâts sont estimés à plusieurs milliards de dollars. Côté israélien, 157 personnes ont été tuées. "Franchement, nous avons été surpris par l'ampleur (des représailles israéliennes) et par cette attaque considérable", poursuit Naïm Kassem.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com