Katzav dénonce un «lynchage moral»





Le Quotidien-Agences Le chef de l'Etat hébreu, Moshé Katzav, 61 ans, a plaidé son innocence hier en dénonçant le "lynchage moral" dont il s'estime victime, dans sa première interview depuis ses interrogatoires par la police sur une affaire de harcèlement sexuel. "Toutes les accusations et allégations sont des diffamations. Tout cela n'est jamais arrivé, il s'agit de mensonges et d'inventions", a affirmé à la radio publique Katzav, longuement interrogé mercredi et jeudi par les enquêteurs de la police. "On ne peut pas permettre un tel lynchage moral (...) Il est intolérable que Shelly Yachimovich s'arroge le droit de se présenter en procureur, en grande prêtresse, et qu'une sentence soit prononcée avant un jugement", s'est-il exclamé. Yachimovich, une élue travailliste qui lutte notamment pour les droits de la femme, a rencontré cette semaine une des plaignantes, qui accuse Katzav de l'avoir forcée à avoir des relations sexuelles avec lui. La députée a ensuite estimé à la Chaîne-10 privée de la télévision israélienne que cette affaire "relève du soupçon de viol et du harcèlement sexuel". Selon les médias israéliens, durant ses interrogatoires, le chef de l'Etat s'est dit "prêt à se soumettre au détecteur de mensonges" ainsi qu'à une confrontation avec la principale plaignante. Katzav a par ailleurs démenti les accusations, selon lesquelles, il aurait accordé sa grâce présidentielle à des détenus liés à ses amis politiques. "C'est une idiotie. Au contraire, j'ai été plus sévère sur ces dossiers, auxquels personne d'autre que moi et le ministère de la Justice n'a accès", a-t-il affirmé. De l'avis de nombreux commentateurs, l'enquête s'annonce longue et pourrait coûter son poste au président. Pas moins de 55% de ses compatriotes estiment qu'il devrait démissionner, contre 32% qui pensent le contraire, et 22% sans réponse, selon un sondage publié vendredi par le Yédiot Aharonot.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com