Estivales de Tunisie : Une clôture en apothéose





C’est par un spectacle haut en couleur, marqué par une animation intense teintée de jeux d’acrobaties et de danses qu’a été clôturée, dimanche sur l’artère principale de la Capitale, l’édition 2006 des «Estivales de Tunis». La soirée a tenu toutes ses promesses. Il faisait beau en cet après-midi de dimanche. Dès 18 heures, l’artère principale grouillait de monde. Cafés, bars et restaurants étaient bondés de touristes, tunisiens résidents à l’étranger et bien sûr de nombreux estivants venus des quartiers du Grand Tunis et des autres régions. Dès 18 heures et 30 minutes, les animateurs commencent à monter le stand tout juste devant le Théâtre Municipal de Tunis, au beau milieu de l’axe gauche de l’artère principale. A quelques mètres, un autre petit stand a été dressé où on a installé des chaînes de musique et des baffles. Peu de temps après, tout était fin-prêt. La musique commence à sonner. Et les agents de sécurité ferment aux automobilistes définitivement les deux axes de l’artère principale qui s’étendent de la statue Ibn Khaldoun au croisement de l’Avenue Bourguiba avec l’Avenue de Paris. Soudain, les promeneurs n’ayant pas de destination fixe commencent à former des attroupements tout autour des stands, tandis que les clients des hôtels, cafés et restaurants se ruent vers la même place. A 20 heures, l’Avenue était pleine à craquer. Et l’animation pouvait commencer. Après un enchaînement de plusieurs morceaux musicaux que les jeunes danseurs tunisiens accompagnèrent par une transe frénétique, la vraie animation commence. Cette foi-ci, ce sont les trois raiders venus d’Allemagne qui entrent en jeu. Invités par la municipalité de Tunis, Florient Sailer, Sebastien Pastinil et Gregori Tadlesni entrent très vite dans le vif du sujet. Sur fond d’une ambiance teintée par une animation musicale aux sons du techno et du hip hop. Ces trois cyclistes -qui font partie des dix meilleurs mondiaux- ont entamé des raides sur un petit pont en bois dressé au beau milieu de l'artère principale. Ensuite, les trois raiders furent rejoints par des acrobates tunisiens. Certains d’entre eux se sont livrés à des raides, à l’instar des invités venus d’Allemagne, d’autres, par contre, ont préféré s’adonner à la pure danse. * Ambiance fraternelle Le plus agréable dans cette animation, c’est qu’à chaque trente minutes, on changeait de cap. Toutefois, l’animation musicale s’est poursuivie en marge des jeux d’acrobatie. Chaque genre musical a attiré ses fans. Quand le DJ mit «Barcha Barcha» de Saber Rebaï, c’est tout un public de jeunes originaires de Bab Souika, Bab Jazira, la Cité El Khadhra, entre autres, qui s’est mis à danser enflammant l’Avenue Bourguiba. Mais, lorsqu’il enchaîna avec Cheb Khaled, les danseurs de la capitale furent rejoints par les ressortissants algériens, qui sont nombreux actuellement à venir passer leurs vacances parmi nous. Et l’ambiance fût ainsi endiablée et même fraternelle. Les deux catégories de danseurs ont enchaîné plusieurs gammes de danse ensemble. Ils sont ensuite rejoints par des touristes occidentaux, venus aussi découvrir cette animation estivale. Bref, cette soirée a duré de 20 heures à 0h00 et a attiré des jeunes et moins jeunes toutes catégories sociales confondues. Organisé par la municipalité de Tunis, en collaboration avec «Orangina» ce spectacle est le dernier d’une série de quatre concerts programmés tout au long du mois d’août qui touche à sa fin. Cette animation a été concoctée par l’Agence «Jaw.com» en collaboration avec «Etnies Evénements communication» qui s’occupe, de son côté, du volet organisationnel des manifestations de la municipalité de Tunis. L’objectif de cette collaboration est d'instaurer une tradition d’animation, tout au long du mois d’août, durant chaque été. Et «Estivales de Tunis» qui s’est étalé sur les quatre semaines du mois d’août a drainé un public fou, peut être considéré comme une expérience réussie. Ousmane WAGUE


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com