La Résistance irakienne plus déterminée que jamais : 8 GI’s tués, attaque contre le ministère de l’Intérieur





• Affrontements entre les forces armées irakiennes et des miliciens chiites à Diwaniyah Les attaques contre les forces de l'ordre, les institutions publiques irakiennes et les soldats américains ont repris de plus belle à Bagdad, où une attaque contre le ministère de l'Intérieur a fait 16 morts, au lendemain de la mort de sept soldats américains, en dépit du plan de sécurité pour la capitale. Le Quotidien — Agences Huit soldats américains ont été tués ces dernières 48 heures au cours de plusieurs attaques aux environs de Bagdad, en dépit du plan de sécurisation de la capitale qui mobilise plus de 30.000 Américains et Irakiens, a indiqué hier l'armée américaine. Quatre soldats américains ont été tués, dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage de leur véhicule, au nord de Bagdad. Deux soldats ont été tué au cours de deux attaques survenues dans les mêmes circonstances, dans le sud et dans l'ouest de Bagdad. Un autre soldat américain a été tué dimanche par des tirs d'armes légères dans l'est de Bagdad, avait annoncé dimanche soir l'armée américaine. Le huitième soldat est mort samedi soir lorsque son véhicule a été été la cible d'une attaque à Bagdad Par ailleurs, au moins 16 personnes, dont huit policiers, ont été tuées et 45 blessées dans une attaque suicide à la voiture piégée, qui a frappé hier matin le ministère de l'Intérieur, dans le centre de Bagdad. Cette attaque a eu lieu alors que les responsables de la police de l'ensemble des provinces d'Irak étaient réunis au ministère de l'Intérieur. Un civil a également été tué et quatre blessés dans l'explosion d'une bombe artisanale dans le quartier de Jihad, dans l'ouest de Bagdad, visant des travailleurs journaliers. Deux attaques suicide ont déjà visé dimanche à Bagdad le journal gouvernemental Al-Sabah et un minibus devant l'hôtel Palestine. Au total, au moins 62 personnes ont été tuées dimanche en Irak, en particulier dans des attentats à Bagdad, Kirkouk (nord) et Bassorah (sud), ainsi que dans des fusillades dans la région de Baaqouba (centre). * Détermination Ces attaques montrent la détermination des Résistants à poursuivre leurs actions dans la capitale, en dépit du plan de sécurisation "En avant ensemble", destiné à réduire les violences confessionnelles qui y ont fait des milliers de morts depuis le début de l'année. Ils semblent également constituer une riposte à la réunion samedi de plusieurs centaines de chefs tribaux venus de tout le pays à Bagdad, qui ont signé un "pacte d'honneur" pour faire cesser les violences dans le cadre de la politique de réconciliation national du Premier ministre Nouri al-Maliki. Ce dernier a assuré dimanche soir que la violence diminuait en Irak, dans un entretien à la chaîne de télévision américaine CNN. "La violence est en baisse et notre capacité à assurer la sécurité ne cesse d'augmenter. Je veux rassurer ceux qui aiment l'Irak: l'Irak ne sera jamais en état de guerre civile", a affirmé Maliki. "Je ne veux pas m'engager sur un calendrier ou une période, mais je veux faire tout ce qui est possible pour raccourcir le délai" avant le départ des troupes de la Force multinationale, a-t-il ajouté. * Affrontements Toujours sur le terrain, au moins 26 personnes ont été tuées depuis dimanche soir dans des affrontements avec des miliciens chiites, à Diwaniyah, au sud de Bagdad, a déclaré hier Hamid Jaathi, un responsable local du ministère de la Santé. "Nous avons reçu les corps de 19 soldats irakiens et de 7 civils tués au cours des affrontements. Nous ne connaissons pas les pertes des miliciens, qui ont emmené avec eux leurs morts et leurs blessés", a affirmé Hamid Jaathi. "Quelque 48 personnes, dont 43 civils, sont également hospitalisées", a-t-il ajouté. Un premier bilan faisait état de neuf tués à Diwaniyah, située à 180 km au sud de Bagdad, au cours d'affrontements opposant forces de sécurité irakiennes et membres de l'armée du Mehdi, la milice du chef chiite Moqtada Sadr. "Les affrontements ont débuté dimanche, au lendemain de l'arrestation d'un responsable de l'armée du Mehdi par les forces américaines. Les Américains ont refusé de le libérer, ce qui a mis le feu aux poudres", selon la source de sécurité. L'armée américaine n'a pas commenté ces déclarations. "Il s'agit d'une tentative du gouvernement pour se débarrasser d'un élément qui perturbe la sécurité dans la ville", a affirmé Abdoul Mounaam Abou Tibikh, un membre du conseil de la province de Qaddissiya, dont Diwaniyah est la capitale. Les miliciens se réclament du chef chiite Moqtada Sadr, mais ils ne feraient pas directement partie de l'armée du Mehdi. Ils ont rejeté un appel de Moqtada Sadr à déposer les armes et à transformer leur siège en centre culturel et religieux, selon Abou Tibikh. "Ils ont fomenté des émeutes et se sont déployés en ville, armes à la main, ce qui a conduit le gouvernement à envoyer l'armée et la police contre eux", a-t-il ajouté. Le responsable du mouvement sadriste pour Diwaniyah, Abou Hassen Naili, a confirmé que des combats avaient eu lieu, mais il a accusé l'armée d'en être responsable, en attaquant des quartiers d'habitation.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com