Les Tunisiens et les accidents de la circulation : Pour des mesures plus coercitives





En dépit des efforts déployés en matière de sensibilisation contre les accidents de la circulation, beaucoup de Tunisiens prennent toujours le volant à la légère à leurs risques et périls. Mais aussi à ceux du reste des usagers de la route. Tunis-Le Quotidien Les drames qui surviennent sur nos routes continuent de faire l’objet d’un intérêt particulier. Il n’est jamais assez de sévir contre les différents excès qui entourent la conduite. Prévenir les accidents de la route et circonscrire ce phénomène est, en effet, l’objectif fixé par les pouvoirs publics. Pour concrétiser cet objectif le Chef de l’Etat a souligné au cours de l’entrevue accordée au Premier ministre consacrée entre autres à ce sujet, la nécessité de conjuguer les efforts de toutes les parties concernées, à savoir, les structures publiques, les compagnies d’assurances et le tissu associatif. Dans la rue tunisienne, nos concitoyens sont révoltés contre l’irresponsabilité de plusieurs automobilistes : «il faut les voir sur les autoroutes et même en plein centre-ville. Le volant les met dans un état terrible et avec la circulation, ils perdent leur self-control», dénonce Samira Melyah. Notre interlocutrice a l’habitude de chercher ses enfants à l’école et elle ne comprend toujours pas la conduite irresponsable devant de tels établissements : «il ne faut pas ménager ce genre d’infractions. Au contraire, on a besoin de plus de rigueur et de fermeté pour dissuader ces fous du volant», ajoute-t-elle. Et Adel Barhoumi, un autre citoyen, de renchérir : «Il faut absolument trouver une solution pour les jeunes au volant. Ils s’exposent au risque et menacent surtout la vie des autres. Car la rue regroupe tout le monde. Je pense que les sanctions doivent être révisées de manière à dissuader complètement ces gens», explique Adel. En effet, Adel s’étonne à l’idée que les parents soient aussi tolérants avec leurs enfants. Des jeunes se fourrent dans des cylindrées ou des petites voitures populaires et s’aventurent en fin de soirées sur les routes. Alcool et excès de vitesse font alors des ravages. Il suffit de prendre l’autoroute de Hammamet pour se rendre à l’évidence de ces risques majeurs: «il est temps de mener une campagne grand public contre le portable au volant. Même si son interdiction a été décidée, la majorité écrasante des automobilistes, tous âges confondus, parlent au téléphone en conduisant. J’ai assisté à plusieurs situations où des accidents avaient failli survenir. Pourtant on tolère ce délit. Et ce n’est pas normal», souligne Radhi Essahli. Malgré les campagnes de sensibilisation organisées à longueur d’année, dont notamment «été sans accidents» qui prend fin le 31 août, les Tunisiens persistent à prendre le risque au volant. Il est à préciser que l’Association Tunisienne de la Prévision Routière (ATPR) qui prépare actuellement «Le chemin de l’école» pour la rentrée scolaire, varie ses cibles. Car en plus des automobilistes et des piétons qui provoquent des accidents tragiques, les cyclomoteurs sont également responsables de nombreux drames. Ceux-ci constituent, en effet, le tiers des victimes avec plus de 1500 morts et 23 mille blessés. Cependant, sur un million de cyclomoteurs, seuls trois cents ont un permis de conduire et 10% sont assurés. C’est pourquoi l’ATPR se fixe pour objectif d’œuvrer en faveur de la réactivation du permis de conduire pour les cyclomoteurs. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com