Handball Sami Farah aux abois : Une suspension et des interrogations





Le professionnalisme dans tous les domaines, dont le sport, est avant tout affaire de mentalité. Sens de l’organisation, planification et circonspection sont autant de qualités à faire ancrer dans nos mœurs. Mais la mésaventure vécue par l’arbitre international, Sami Farah, est là pour nous rappeler que le hiatus est encore très perceptiblement établi. Les faits : à l’occasion du récent Championnat d’Afrique des Nations (Juniors) qui s’est déroulé en Côte-d’Ivoire du 17 au 28 août, l’arbitre en question a été désigné par la Confédération Africaine de Handball pour y officier des rencontres entrant dans le cadre de cette importante joute continentale. Tout naturellement, M. Farah, étant un employé dans une entreprise privée, a sollicité un congé de son employeur, ou une autorisation spéciale, pour pouvoir honorer son devoir national. Sa requête fut malencontreusement rejetée par son chef hiérarchique. Bien évidemment, ce dernier a tout à fait le droit de prendre la décision qui sied le plus aux intérêts de son entreprise. Une suite favorable à cette sollicitation serait entrée dans le cadre d’une concession faite par courtoisie ou par toute autre considération. Malgré ce rejet, le ministère de tutelle et l’instance fédérale ont tenu à ce que cet arbitre, connu pour sa compétence et sa haute moralité, s’apparentant par ricochet à un digne ambassadeur de l’arbitrage tunisien, se rende en Côte-d’Ivoire pour s’acquitter de sa tâche. Ils lui ont promis d’effectuer une démarche officielle, sous forme de demande d’autorisation spéciale. Ce qui fut fait avec toutefois un léger retard. Mais, à son retour, l’infortuné arbitre eut la désagréable surprise d’apprendre qu’il a été suspendu de ses fonctions et qu’il sera incessamment traduit devant le conseil de discipline, et ce, pour abandon de poste volontaire. Sans entrer dans des considérations de jurisprudence, ce qui n’est pas de notre ressort, nous estimons que ce cas, qui n’est sûrement pas isolé, devrait donner à réfléchir à toutes les parties concernées pour qu’aucune d’elles ne soit lésée. Pourquoi pas, à titre indicatif, un statut à part réservé aux arbitres internationaux et aux sportifs de l’élite? Wahid SMAOUI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com