Investissement : Le gouverneur de la BCT appelle les banques à mieux soutenir les entreprises





M. Taoufik Baccar, le gouverneur de la Banque Centrale, vient de signifier que les établissements de crédit ont le devoir de développer leurs capacités de financement des projets dans les secteurs porteurs (et le domaine immatériel en particulier) et d’accompagner les entreprises tunisiennes dans l’implantation de leurs activités à l’étranger. Des propos qui prennent une ampleur spéciale quand on sait que M. Baccar les a confiés au Chef de l’Etat en personne à la faveur de la présentation du 47ème Rapport de l’Institut d’émission. Tunis — Le Quotidien Les atouts des banques tunisiennes sont évidents pour M. Baccar car celles-ci sont capables de mobiliser leurs réseaux de correspondants à l’étranger ainsi qu’une meilleure présence sur la scène régionale. Elles sont également en mesure de soutenir la promotion d’un réseau de bureaux d’études spécialisés dans l’identification et l’évaluation des projets aussi bien que la recherche et le démarchage de partenaires. Des atouts qui ne signifient pas, pour autant, que le déploiement de nos banques est exemplaire. Loin de là, car le Gardien du Temple pose résolument le doigt sur les faiblesses de ces institutions aussi bien que sur ce qu’elles sont capables de réussir. Selon lui, la Banque de financement des PME, par exemple, doit accélérer son rythme d’intervention au regard du nombre de projets en cours d’étude. Elle devra aussi consentir un effort particulier en direction des secteurs innovants. Quant à l’activité de la BTS, elle devra être relancée par une meilleure identification des nouvelles opportunités, notamment dans les services ainsi que par l’introduction de plus de souplesse dans ses modalités d’intervention. A l’adresse de l’ensemble des établissements de crédit, M. Baccar appelle à davantage d’implication dans la restructuration financière des entreprises (particulièrement celles admises au programme de mise à niveau) ainsi que dans le financement de la transmission des entreprises. Même les sociétés d’investissement à capital risque n’échappent pas aux exhortations du Gardien du Temple qui souligne que les modalités d’intervention des SICARs devraient être réexaminées dans le sens de la réhabilitation du capital risque en facilitant la cession de leurs participations et en renforçant leurs moyens humains par des programmes de formation spécialisés. Manoubi AKROUT manoubi.akrout@planet.tn


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com