Bourse De nouvelles entrées timides malgré les incitations





Tunis-Le Quotidien Avec seulement deux nouvelles entrées enregistrées jusqu’à maintenant, l’objectif d’attirer une cinquantaine d’entreprises tunisiennes à la Bourse de Tunis à l’horizon 2009 demeure, éventuellement, difficile à atteindre. Compte tenu de l’importance du marché financier comme un moyen de financement supplémentaire pour l’entreprise tunisienne, le Président de la République a décidé, à maintes reprises, des mesures encourageantes en faveur des entreprises désirant intégrer la Bourse qui leur permet l’accès à ce marché. Ces mesures visent, à la fois, à permettre à l’entreprise tunisienne de renforcer ses fonds propres et à dynamiser l’activité de la Bourse de Tunis qui, depuis sa création au milieu des années 90, n’a pu attirer qu’une cinquantaine d’entreprises, en majorité du secteur public. Ainsi, le programme présidentiel pour le prochain quinquennat a renforcé les incitations mises en place pour les entreprises, notamment du secteur privé, afin d’augmenter le nombre des entreprises tunisiennes cotées en Bourse à travers près de cinquante nouvelles entrées à l’horizon 2009. En dépit de ces incitations, le rythme des nouvelles introductions en Bourse reste encore très lent et même «très timide», selon les propos de M. Hamza Knani, président de l’Association des Intermédiaires en Bourse (AIB) qui a souligné en marge de la rencontre tenue récemment à l’occasion de l’entrée de la société ESSOUKNA en bourse, que le rythme annuel de l’introduction en bourse demeure en deçà des attentes. En effet, la Bourse de Tunis n’a pu attirer en 2005 que trois entreprises, à savoir «Karthago Airlines», «Assad» et «Gif Filtre», alors que cette année et jusqu’aux huit premiers mois, on n’a enregistré que deux nouvelles entrées seulement, en l’occurrence celles des sociétés «El Wifack Leasing» et «Essoukna». Ce rythme met en question les capacités de la Bourse d’atteindre les objectifs fixés par le programme présidentiel d’autant que plusieurs entreprises ne semblent pas encore intéressées par une éventuelle introduction, du moins pour la période à court terme. Ces entreprises considèrent toujours que l’entrée en bourse est une aventure dont les résultats ne sont pas toujours garantis. Même les quelques cas de réussite en bourse, à l’instar de la société SOMOCER qui a pu améliorer ses fonds propres et même attirer de nouveaux investisseurs étrangers à son capital, ne semblent pas réussir à convaincre le reste des entreprises de l’utilité et des avantages de la cotation en bourse. Face à cette situation, les responsables du marché financier sont appelés à trouver encore des solutions pour rendre la Bourse de Tunis plus attractive, et pour convaincre les entreprises tunisiennes de l’importance de l’accès au marché qui leur permet de renforcer leur compétitivité. C’est d’ailleurs un des défis de ces entreprises appelées, dans la conjoncture économique actuelle, à améliorer leur compétitivité pour pouvoir faire face à la concurrence étrangère qui devrait s’accroître dans les prochaines années que ce soit au niveau des marchés à l’export ou également au niveau du marché local qui sera totalement libéralisé à partir de l’année 2008. Mohamed ZGHAL


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com