Blair cherche en vain à calmer les spéculations sur son départ





Le Quotidien-Agences Tony Blair persiste et signe: alors que la rentrée politique est entièrement dominée par les spéculations sur son départ, le Premier ministre britannique a une fois encore refusé vendredi d'en fixer la date. Depuis des mois, la pression n'a cessé de monter pour qu'il dise clairement quand il compte quitter Downing Street, lors du Congrès annuel du parti travailliste du 24 au 28 septembre. Mais Tony Blair, fidèle à lui même, a douché les espoirs de ses détracteurs hier, sans cacher sa contrariété de voir le débat politique obnubilé par la seule question de son départ, quand lui continue à brasser les projets. "Je pense que j'en ai dit assez, pour que tout être raisonnable sache que je ferai de mon mieux pour le pays et le parti, afin d'être sûr que mon départ se fasse de manière stable, sensée et ordonnée; mais entre-temps je continuerai mon travail de Premier ministre", a déclaré Blair dans une interview au quotidien Times (conservateur), éludant au moins huit questions sur la date de son départ. Sa seule concession a été de répéter qu'il laisserait "amplement le temps à (son) successeur" pour s'installer à Downing Street avant les prochaines législatives prévues en 2009 ou 2010. Avant même les élections de mai 2005, Tony Blair, 53 ans, avait annoncé que son actuel troisième mandat - du jamais vu pour les travaillistes - serait son dernier. Depuis, la question de la date de son départ n'a cessé d'agiter le petit monde de Westminster, se faisant plus pressante au fur et à mesure que le parti travailliste baisse dans les sondages et que l'autorité de Blair s'amoindrit.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com