Au lendemain de l’appel du Conseil de sécurité : Nouveaux affrontements au Darfour





De nouveaux affrontements ont éclaté dans la région soudanaise du Darfour (ouest), au lendemain de l'appel du Conseil de sécurité de l'ONU à Khartoum à autoriser le déploiement d'une force de paix dans la zone, selon Washington. Le Quotidien-Agences "Nous avons reçu des premières informations sur des violences et attaques contre des villages du nord du Darfour", a déclaré un responsable du Département d'Etat qui a requis l'anonymtat. "Nous continuons à appeler toutes les parties, le gouvernement du Soudan et les parties non signataires (de l'accord de paix au Darfour) à s'abstenir de poursuivre les hostilités", a-t-il dit. "Il ne peut y avoir de solution militaire à la situation au Darfour", a-t-il ajouté. Dans cette région de l'ouest du Soudan, trois ans et demi de conflit entre rebelles africains et forces alliées au régime arabe de Khartoum ont fait plusieurs milliers de morts et déplacé quelque 2,5 millions de personnes. Un accord de paix signé en mai sous les auspices de l'ONU entre le principal groupe rebelle africain et Khartoum avait pourtant soulevé l'espoir d'une fin du conflit. Mais Washington et l'ONU avaient fait état ces dernières semaines de préparatifs des forces gouvernementales en vue d'une nouvelle offensive contre les rebelles. Le responsable américain a estimé que les combats pourraient avoir débuté. Il n'a pas fourni de détails, mais selon le Washington Post de vendredi, citant un commandant rebelle du nord du Darfour, un avion gouvernemental aurait bombardé des villages de la région vers laquelle se dirigeraient des milliers de soldats. Le commandant indiquait que les rebelles se regroupaient pour résister à l'offensive et qu'un nouveau cycle de combats étaient attendu dans "les jours à venir". Jeudi, un responsable soudanais, le gouverneur du Darfour du Nord, Osmane Youssef Kibir, a rejeté la résolution 1706 que le Conseil de sécurité de l'Onu, venait d'adopter, pour le déploiement d'une force onusienne renforcée. Ce texte appelle au déploiement d'environ 21.000 soldats et policiers sous supervision de l'ONU pour mettre un terme à ce que Washington qualifie de "génocide". La résolution indique que le déploiement ne peut avoir lieu qu'avec le consentement du gouvernement de Khartoum, lequel a menacé d'attaquer tout soldat de l'ONU envoyé sans son consentement dans la région. Les officiels américains estiment que la résolution autorise un déploiement unilatéral des Casques bleus, mais veulent toutefois convaincre Khartoum de l'accepter lors de la visite la semaine prochaine à Washington du ministre des Affaires étrangères soudanais Lam Akol. Le Conseil de Sécurité de l'Onu devrait à nouveau discuter du déploiement des soldats le 8 septembre. En vertu du plan, ces troupes remplaceraient l'actuelle force de l'Union africaine, forte de 7.000 hommes, mal équipés et mal payés et qui n'a pu protéger les civils dans les camps de réfugiés et les opérations d'aide humanitaire au Darfour. Le porte-parole du département d'Etat a appelé gouvernement et rebelles à coopérer pour appliquer la résolution, dernière tentative pour mettre fin aux violences. "Chaque nouvelle journée de report (pour appliquer la résolution) ajoute à la souffrance du peuple soudanais et étend le génocide", a-t-il dit. _____________________________ Un groupe rebelle promet de coopérer Le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), un groupe rebelle du Darfour, a favorablement accueilli hier la résolution de l'Onu sur un déploiement de casques bleus dans cette région de l'ouest du Soudan et s'est dit prêt à coopérer avec eux. "Nous accueillons favorablement cette résolution, qui est une victoire pour la population du Darfour car elle mettra un terme au génocide en cours", a déclaré le porte-parole du JEM, Ahmad Hussein Adam. "Le Mouvement coopérera totalement à l'application de la résolution et appelle la communauté internationale, notamment les Etats-Unis, à poursuivre leurs efforts pour une solution politique globale", a-t-il ajouté.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com