Après une série de cambriolages : La bande des six sous les verrous





Une bande de six membres qui ont sévi pendant quelque temps avant de finir, à l’instar de tous les criminels, dans les mailles du filet de la justice. Tunis-Le Quotidien Au départ quelques points communs les ont réunis, entre-autres leur jeune âge, le niveau intellectuel très bas et surtout leur mode de vie fait essentiellement d’errance et de vagabondage. Six jeunes gens, dont deux frangins repris de justice et qui étaient au moment des faits recherchés pour d’autres délits, deux jeunes filles et deux bijoutiers de petite envergure. Ces deux derniers n’étaient certes pas des membres actifs de la bande, mais ils constituaient un rouage essentiel, leur complicité était de ce fait primordiale. Chacun d’eux avait pourtant fait un petit bout de chemin en loup solidaire commettant quelques petits larcins, avant de faire plus ample connaissance à force de se fréquenter dans les caféterias et autres bistrots du grand Tunis. A l’orée de la saison estivale, ils auraient ainsi convenu de s’organiser et de mener «la guerre» aux paisibles demeures de certains quartiers huppés de la capitale. Ils ont par ailleurs commencé par répartir les tâches, dans ce sens que les deux frangins, de par leur «notoriété» d’anciens tôlards, étaient les deux têtes pensantes du groupe, ceux qui dirigeaient les manœuvres, confiant à chacun des autres membres un rôle à jouer avant chaque coup. C’est ainsi que les deux jeunes filles allaient hériter du rôle d’éclaireuses ! Un rôle des plus importants, puisque la réussite de la descente dépend en grande partie de leur doigté. L’une d’elles part effectivement en premier pour sonner «innocemment» à la porte de la demeure visée. Une fois le chemin balayé et le signal donné, les quatre forceurs de verrous entrent alors dans la danse pour dégager la route et ramasser le butin, en compagnie des deux filles, bien entendu, lesquelles s’occupent essentiellement de bijoux, leurs compagnons étant branchés, quant à eux, sur l’électro et le pognon, si cela se trouve. La bande a pu de la sorte réussir quelques coups, poussant leur hardiesse jusqu’à opérer une fois du côté de Hammamet. Or, leurs exploits n’étaient pas faits pour se poursuivre indéfiniment, ni demeurer par conséquent impunis. Les auxiliaires de la justice de l’arrondissement de l’Ariana ont fini par les démasquer et leur tendre une souricière dans laquelle ils ont donné tête la première. Tous les membres de la bande ont été ainsi appréhendés, y compris les deux joailliers qui se chargeaient d’écouler le butin... Mansour AMARA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com