Le jeu et les joueurs : A court d’arguments offensifs





Face aux modestes Mauriciens, les Aigles de Carthage ont certes dominé les débats mais, faute d’arguments valables en phase offensive, ils ont buté sur une défense adverse regroupée. En football, c’est connu, dominer n’est pas gagner. Bien sûr, on épiloguera longtemps sur le penalty raté par Namouchi après trente minutes de jeu mais force est de reconnaître que, malgré tout, la victoire a été ratée et les deux points ont été dilapidés lamentablement. * Défense L’arrière-garde tunisienne a passé une après-midi bien tranquille à part la frayeur de la 56’ suite à une bourde de Jaber et au ratage de Giovanni. Jaïdi et Bekri ont même apporté vainement leur soutien à l’attaque. Seul Haj Messaoud s’est contenté de couvrir sa zone. En somme, face à une attaque adverse timide, nos défenseurs n’ont pas eu beaucoup à se dépenser. Nous aurions aimé les voir plus portés vers l’offensive. * Milieu de terrain L’entre-jeu composé de trois récupérateurs (tendance inappropriée selon nous vu les circonstances du match) Mnari, Ragued et Nafti qui évoluaient derrière Namouchi a bien couvert sa zone, a monopolisé la balle mais a manqué de créativité devant. Namouchi qui a surtout joué dans le couloir droit pour éviter l’axe bien gardé par ses vis-à-vis, n’a pas été assez efficace. Résultat: très peu de balles jouables pour les attaquants et beaucoup de centrages dans le "paquet". Il fallait plus de rythme et davantage de vitesse d’exécution pour déverrouiller l’arrière-garde adverse. * Attaque Perdus au milieu d’une défense renforcée, les avants Ben Saâda et Kasdaoui devaient décrocher pour pouvoir s’exprimer. Le premier a été très entreprenant sur le flanc gauche et a été à l’origine du penalty obtenu à la (32’) mais a manqué au fil du temps de soutien. Le second, marqué de près ,n’a pas été à l’aise, lui qui raffole d’espace. La rentrée en seconde période de Chikhaoui et en fin de match de Touniche n’a rien changé à la donne. Des manœuvres qui partaient du milieu, passaient par les flancs et se terminaient par des centrages vains. Un jeu prévisible et en fin de compte une parité frustrante face à un adversaire bien à la portée. Le manque de fraîcheur, de crédibilité et d’idées a pesé énormément sur le rendement général du groupe de Lemerre. Mais ce semi-échec pourrait être oublié lors des prochaines sorties quand l’équipe aura retrouvé ses marques. Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com