Blocus sur le Liban : Israël de plus en plus isolé





Le chef de la diplomatie italienne Massimo D’Alema se rend aujourd’hui en Israël pour demander la levée immédiate du blocus sur le Liban. Ceci alors qu’une filiale de British Airways a décidé de violer le blocus. Le Quotidien-Agences D'Alema a réclamé "la levée immédiate du blocus aéronaval israélien, qui rend plus difficile le déploiement de la Finul, qui complique les efforts de reconstruction et semble démontrer une méfiance persistante de la part d'Israël vis-à-vis des garanties internationales sur sa propre sécurité". Le ministre des Affaires étrangères a indiqué qu'il allait communiquer sa position directement au Premier ministre israélien Ehud Olmert lors de son déplacement. Le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan a déclaré que le blocus israélien sur le Liban devrait être levé d'ici 48 heures, lors d'une visite en Egypte. Mais Israël a conditionné la levée du blocus aérien et maritime imposé dès les premiers jours de l'offensive israélienne au Liban à la mise en place d'un embargo pour empêcher la contrebande d'armes au profit du Hezbollah chiîte. "Il est évident que le succès de la mission au Liban ne pourra se mesurer que sur le terrain. Elle ne sera garantie que si le déploiement de la force militaire est accompagné par une forte action humanitaire et par une action politique dédiée à la pacification du Liban", a par ailleurs ajouté le ministre. Concernant la Syrie, D'Alema a estimé que "soit elle devient un acteur responsable dans la mise en place de la résolution de l'ONU, soit elle reste prisonnière de sa propre mise à l'isolement qui, à plus ou moins long terme, ne lui apportera aucun bénéfice, tout comme son alliance tactique avec l'Iran ne lui en apportera aucun non plus". * Défi D’autre part, une filiale de British Airways, British Mediterranean Airways (BMED), a annoncé qu'elle violerait mercredi le blocus israélien imposé au Liban en effectuant un vol direct Londres-Beyrouth. Un Airbus A320 de la BMED quittera l'aéroport londonien de Heathrow à 13H35 (12H35 GMT) et se posera à l'aéroport international de Beyrouth à 20H20 (17H20 GMT), a affirmé Mariah Sabbah, directrice commerciale à Beyrouth de BMED. Elle n'a pas été en mesure de préciser le nombre de passagers de ce vol. Sabbah a précisé que ce vol répondait aux demandes du chef du Parlement libanais Nabih Berri aux compagnies aériennes étrangères de violer le blocus et qu'il avait obtenu l'autorisation des seules autorités libanaises. "Aucune permission n'a été accordée par les autorités israéliennes", a-t-elle souligné. A noter que le ministre libanais des affaires étrangères, Fawzi Salloukh a affirmé hier au Caire que son pays pourrait briser "par tous les moyens", le blocus imposé par Israel s'il n'était pas levé d'ici 48 heures. Il a indiqué que le gouvernement libanais attendrait de voir si ce blocus allait être levé par Israel, comme l'a annoncé mardi le secrétaire général de l'ONU. "Il ne reste plus que quelques heures seulement pour la fin de ce délai et nous allons avec l'appui des Arabes prendre une mesure pour briser ce blocus" a-t-il ajouté. ______________________________ Soldats israéliens enlevés : Un émissaire de l'ONU au P.O. cette semaine Ankara-Agences Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a déclaré hier à Ankara qu'un médiateur de l'ONU se rendrait "d'ici la fin de la semaine" au Proche-Orient pour des discussions sur l'affaire des soldats israéliens enlevés. "Tout ce que je peux vous dire à ce sujet, c'est qu'il sera dans la région d'ici la fin de la semaine", a-t-il dit lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. La milice chiîte libanaise du Hezbollah a capturé le 12 juillet deux soldats israéliens à la frontière entre Israël et le Liban. Le Hezbollah et l'Etat hébreu ont accepté une médiation de l'ONU pour leur libération. Annan a refusé lundi de dévoiler le nom du médiateur afin "qu'il soit à même de travailler discrètement". ______________________________ Ratés de la guerre : Mofaz veut une enquête sur le gouvernement, pas sur l'armée Le Quotidien-Agences Le ministre israélien des Transports Shaoul Mofaz a estimé que toute commission d'enquête sur les ratés de la guerre au Liban devrait se pencher uniquement sur les dysfonctionnements du gouvernement et épargner l'armée, a rapporté hier le journal Yédiot Aharonot. "La commission d'enquête doit se pencher non pas sur l'armée, mais sur la manière dont le gouvernement et la classe politique ont fonctionné pendant la guerre", a déclaré Mofaz, cité par l'édition électronique du quotidien. "Si nous avions frappé durement le Hezbollah, tout cela aurait été terminé en dix jours, voire moins", a ajouté Mofaz, un ancien chef d'état-major et ex-ministre de la Défense entre 2002 et 2006. L'actuel ministre de la Défense Amir Peretz, un civil, avait reproché à Mofaz au plus fort du conflit d'avoir ignoré pendant des années la menace posée par les armes accumulées par le Hezbollah chiîte au Liban sud depuis le retrait de l'armée israélienne en mai 2000 de cette région. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a ordonné des enquêtes séparées sur l'impréparation des arrières ainsi que sur les manquements de l'armée et de la classe politique durant le conflit. Olmert a écarté de créer une commission d'enquête d'Etat, totalement indépendante, aux pouvoirs beaucoup plus étendus, dont les recommandations sont de facto contraignantes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com