Six civils libanais enlevés par Israël : Retour à la case départ





Six civils libanais ont été enlevés puis relâchés par Israël au Sud Liban, malgré la levée du blocus maritime. Le Quotidien-Agences «Cinq libanais ont été interpellés et libérés après leur interrogatoire et un autre a été immédiatement relâché. Contrairement à nos informations initiales, aucun d'entre eux n'était armé", à une porte-parole israélienne. La veille, la porte-parole militaire avait fait état de l'interpellation au sud d'Aïta el-Chaab par une patrouille de l'armée de quatre hommes «armés» qui se dirigeaient vers la frontière internationale libano-israélienne. Le commandement de l'armée libanaise avait de son côté indiqué dans un communiqué que six civils libanais avaient été enlevés par Israël près de deux villages frontaliers dans le sud du Liban. Taher Tehini et Mohammad Srour, employés d'une école pour handicapés située dans le sud de ce village, près de la "ligne bleue" qui sert de frontière entre le Liban et Israël, s'y sont rendus en milieu de journée pour établir un état des lieux et ont été enlevés par Israël, a indiqué la police. Voyant qu'ils s'étaient attardés, deux autres habitants de ce village, situé à une vingtaine de km au sud-est de Tyr, Kamel Harissi et Hassan Daqdouq — ce dernier fonctionnaire de la Sûreté —, les ont suivis trois heures plus tard, et ont été enlevés à leur tour, a précisé la police. Un cinquième habitant de ce village, Ahmad Ali Qassem, et un habitant du village voisin de Marouahine, Ali Obeid, ont également été "enlevés par les forces israéliennes ennemies", indique un communiqué de l'armée libanaise. L'armée libanaise, qui a entamé son déploiement au Liban sud, ne contrôle pas encore ces deux villages, rappelle le communiqué. La marine israélienne a en outre interdit à un cargo, qui se trouvait à 60 milles de la côte libanaise, de poursuivre son trajet vers le port de Beyrouth, indique le communiqué sans préciser le nom ou le pavillon du navire. Cette mesure, souligne le texte, "viole la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'Onu et l'annonce de la levée du blocus maritime", confirmée vendredi par Israël. Israël a procédé à plusieurs enlèvements de civils des villages frontaliers du Liban sud depuis la cessation, le 14 août, des hostilités entre Israël et le Hezbollah libanais. Généralement, les civils enlevés sont relâchés sous 48 heures, à l'exception d'un jeune homme de 20 ans, enlevé il y a deux semaines par Israël à Beit-Lif, un autre village libanais frontalier d'Israël, et qui n'a toujours pas été relâché. En outre, Israël a levé le blocus maritime qu'il imposait sur le Liban depuis huit semaines, a annoncé la porte-parole du Premier ministre israélien Ehud Olmert. "Le blocus naval du Liban a été levé. La force navale de l'Onu, dirigée par l'Italie, a pris la responsabilité du secteur en coordination totale avec l'armée israélienne, et fera appliquer l'embargo sur les armes destinées au Hezbollah au Liban", a affirmé Miri Eisin. Plus tôt, le chef de la diplomatie italienne Massimo D'Alema, en visite à Al Qods occupée, avait annoncé la levée de ce blocus. Et le chef de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), le général français Alain Pellegrini, avait indiqué dans un communiqué qu'il croyait savoir que le blocus maritime était levé. Une force internationale navale dirigée par l'Italie a commencé à patrouiller dans les eaux territoriales libanaises depuis 12H30 (09H30 GMT), a indiqué à Beyrouth le bureau du Premier ministre libanais Fouad Siniora, en précisant avoir été informé du début des patrouilles par l'ONU. Le déploiement provisoire, exigé par Israël pour cesser son blocus, précédera de deux à trois semaines celui d'une flotte allemande qui prendra en charge la "Finul navale" pour faire respecter en mer un embargo sur les armes prévu par la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU. Cette résolution a mis fin le 14 août à 34 jours de conflit dévastateur entre Israël et le Hezbollah. Elle stipule, pour consolider la trêve, un renforcement de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) par des milliers d'hommes. Plusieurs compagnies dont Air France ont repris dès vendredi leurs vols réguliers et directs sur Beyrouth. Le ministre français des Transports Dominique Perben a pris place à bord du premier vol Paris-Beyrouth vendredi matin, afin d'évaluer sur place l'efficacité de l'aide apportée à la reconstruction du pays. Israël a accepté de lever son blocus aérien après avoir reçu l'assurance que les aéroports libanais seraient contrôlés par la force internationale pour éviter toute livraison d'armes au Hezbollah. Mais l'Etat juif a dit maintenir son "droit à l'autodéfense" et qu'il veillerait à l'application de l'embargo sur les armes à la frontière syro-libanaise. Parallèlement, l'armée israélienne se sera totalement retirée du Liban sud d'ici le 22 septembre, à la faveur du déploiement de la Finul dans ce secteur où se sont installés également pour la première fois depuis des décennies les soldats de l'armée libanaise, selon la télévision publique israélienne. D'ici la mi-septembre, quelque 5.000 hommes supplémentaires de la Finul renforcée seront sur place au Liban sud, selon l'ONU. Le ministre israélien de la Défense Amir Peretz a confirmé qu'Israël envisageait de retirer toutes ses troupes du Liban d'ici deux semaines en recevant le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, en visite à Al Qods occupée après Beyrouth.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com