Asean : Rice en Asie, le regard tourné vers le Proche-Orient





Le Quotidien-Agences La crise au Proche-Orient a monopolisé hier l'attention du Forum régional de l'Asie du Sud-Est (Asean) en Malaisie où la chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, a rencontré des partenaires inquiets sur le Liban et sans illusion sur la Corée du Nord. La première participation de la secrétaire d'Etat à ce forum asiatique sur la sécurité (ARF) avait failli être annulée en raison de l'ampleur de la crise au Proche-Orient. La secrétaire d'Etat avait déjà renoncé à une tournée régionale qu'elle devait efffectuer avant et après la réunion de l'Asean. Rice s'était déclarée prête à retourner dans la région "n'importe quand", suggérant qu'elle allait écourter son déplacement en Malaisie. Mais, un responsable du Département d'Etat a indiqué qu'elle quitterait "probablement" aujourd'hui Kuala Lumpur, comme prévu. Lors de ses entretiens multilatéraux hier, Mme Rice a affronté les reproches des Dix de l'Asean (dont l'Indonésie et la Malaisie musulmanes) qui ont réclamé à plusieurs reprises cette semaine "un arrêt immédiat" des hostilités en blâmant le "châtiment collectif" infligé au Liban. A l'extérieur du centre de conférence, plusieurs centaines de manifestants antiguerre ont protesté contre les raids de l'Etat hébreu et commencé à brûler des drapeaux américains et israéliens. En butte aux critiques sur le Proche-Orient, Rice est repartie les mains vides sur le dossier nord-coréen qui n'a connu aucune avancée depuis mardi. Pyongyang est demeuré hermétique aux appels l'exhortant à renouer les négociations multipartites (Etats-Unis, deux Corée, Chine, Japon et Russie) sur son arsenal nucléaire. Ces discussions tentent en vain depuis près de trois ans de convaincre le régime communiste de renoncer à ses programmes nucléaires mais le Nord refuse de participer à une nouvelle session depuis novembre 2005. La Corée du Nord a même menacé hier de se retirer du Forum régional de l'Asie du Sud-Est où elle a été la cible de remontrances pour ses récents tirs de missiles du 5 juillet et son refus de dialoguer sur le nucléaire, selon des délégués japonais.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com