Campagne nationale de don du sang au profit du peuple libanais : L’élan du cœur se poursuit …





Des milliers de Tunisiens continuent à adhérer massivement à la campagne nationale de don du sang en solidarité avec le peuple libanais. Tunis - Le Quotidien Il est 11h30 au Centre national de transfusion sanguine à Bab Saâdoun. Une trentaine de personnes attendent leur tour pour donner un peu de leur sang dans le cadre d’une campagne nationale de solidarité avec les victimes libanaises de la machine de guerre israélienne. En ce 22ème jour de l’agression israélienne contre de nombreux villages martyrs au Sud du Liban, l’élan du cœur continue de plus belle en dépit d’une chaleur caniculaire. Dans la salle de prélèvement, Amel vient de s’acquitter de son devoir envers les frères libanais. Cette habituée du don du sang souligne que ce geste noble permettra de sauver la vie des enfants libanais qui tombent quotidiennement à Maroun Al Ras, Bent Jebeïl, Aïta Echaâb et les autres villages libanais. “Ce qui importe pour moi c’est d’aider autant que faire se peut ce peuple dont l’histoire se confond souvent avec une guerre permanente. C’est également un devoir de donner quelques gouttes de sang pour ce dernier rempart de la dignité arabe d’autant que je ne crois pas à l’utilité des marches et autres manifestations de soutien à la Résistance”, dit-elle non sans amertume. Allongée sur la chaise de prélèvement, Henda, professeur d’histoire, déplore l’absence d’un élan de solidarité agissante de la part des autres pays arabes. “Le don du sang est la moindre des choses à faire pour soutenir la Résistance au moment où l’Occident déploie plus d’efforts que les Arabes pour mettre fin à cette sale guerre”, souligne-t-elle, un brin frustrée. * Affluence Dans le couloir, des infirmiers s’affairent pour recevoir une délégation de conseillers venus répondre à l’appel lancé par le Président Ben Ali pour sauver la vie des enfants libanais. “La position de la Tunisie est salutaire. Elle reflète la volonté du peuple tunisien qui a exprimé auparavant sa solidarité agissante avec tous les peuples arabes victimes d’agressions militaires”, indique Jameleddine Khemakhem, membre de la Chambre des Conseillers et du parlement africain. Les heures passent. Mais la salle principale de prélèvement, la bibliothèque et la salle d’enseignement du centre aménagées pour la circonstance continuent de recevoir des donneurs jeunes et moins jeunes. Chaque donneur doit effectuer une visite médicale incluant un interrogatoire sur les maladies héréditaires et la prise de tension artérielle avant de passer à la chaise où on lui prélève 250 à 450 ml de sang. Une fois cette quantité prélevée, les médecins placent le donneur sous surveillance pendant cinq minutes et lui donnent une collation composée de jus de fruit et de cake. Le Dr. Kamel Boukef, directeur du centre, précise que la première journée de la campagne a connu une grande affluence puisque 1043 poches de sang y ont été collectées par les centres de Tunis, Sousse, Sfax, Jendouba, Gafsa et Gabès. “On s’attend à plusieurs milliers de poches à la fin de la campagne surtout que les centres de transfusion sanguine ouvrent depuis hier leurs portes aux donneurs entre 8h et 20h”, se félicite le Dr. Boukef. Le sang tunisien sera acheminé dans les quelques jours à venir à Beyrouth pour couler dans les veines des frères libanais. Walid KHEFIFI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com