A.G. de la F.T.F. (J-1) : Un examen de maturité pour la grande famille du foot





Fin de semaine cruciale pour le foot tunisien, avec la tenue de l’assemblée générale de la Fédération Tunisienne de Football. Que MM. Abdelwaheb Jemel, Mahmoud Hammami ou tout autre candidat accède à la présidence de l’organe fédéral, il faut relativiser la portée et les conséquences qui vont en découler. Il y a toute une équipe qui gère les affaires du football et une seule main s’avère orpheline et incapable d’applaudir. La gestion de M. Hamouda Ben Ammar a été marquée par le titre de champion d’Afrique 2004 et par une participation au Mondial allemand. Elle se distingua par un blanc-seing accordé à l’entraîneur national. D’ailleurs, il faut convenir que jamais par le passé entraîneur national n’a eu à ce point les coudées franches dans la conduite des affaires de l’équipe de Tunisie. La sérénité, le consensus et l’enthousiasme qui accompagnèrent le règne du «club Hammouda Ben Ammar» se sont effilochés par l’effet d’une compagne mondialiste plutôt décevante. Le timonier a logiquement préféré passer le témoin et insuffler un sang neuf à une fédération qui sut surmonter toutes les crises et sauver les apparence, ce qui est très important par les temps qui courent car il n’est jamais bon signe de donner l’image d’un exécutif fédéral déchiré, divisé, miné par les conflits d’intérêt (même si, in fine, le seul intérêt qui vaut d’être défendu est celui pour lequel les fédéraux furent élus, soit la promotion et le rayonnement du football national). Lorsque les assises de l’AG fédérale seront convoquées, demain, le style et la manière compteront énormément. A ce stade de son existence, la grande famille du foot national doit témoigner de sa maturité, de sa solidarité, de son intelligence et de sa faculté à dépasser les guerres de clocher et les batailles d’intérêt étriqué et égoïste. La générosité de cette famille-là, composée exclusivement de bénévoles, l’amènera, on le souhaite, à saluer de façon civique polie et reconnaissante, le travail du Bureau sortant et à rendre hommage au capitaine d’équipe qui tire sa révérence, M. Ben Ammar qui sut construire du solide sur les ruines du Mondial 2004 avant d’être à son tour rattrapé par l’effet d’usure. En quoi peuvent faire avancer la cause du foot du pays les ressentiments, les règlements de compte et l’insulte si, par malheur, les travaux de l’AG se transforment en un forum pour furieuses joutes verbales et en un dialogue de sourds. La place des clubs est donc centrale dans la définition de l’avenir de la discipline. La candeur feinte de quelques tribuns attise le jeu et divise au lieu de rassembler pour façonner un nouvel âge d’or, il faut encourager les âmes bénévoles et généreuses. Les dirigeants fédéraux et des clubs craignent aujourd’hui comme la peste la vindicte, les rancœurs et l’ingratitude de certaines gens. Le sport doit sauver ce côté bon enfant qui l’empêche de se prendre trop au sérieux. A l’AG fédérale, beaucoup d’aigris ont tout intérêt à s’en souvenir. S.R.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com