Malmené, Rumsfeld réclame de la patience au Congrès sur l’Irak





Le Quotidien-Agences Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et de hauts responsables militaires américains ont supplié avant hier soir le Congrès d'être patient sur l'Irak menacé, selon eux, de guerre civile. Si les violences interconfessionnelles "ne s'arrêtent pas, il est possible que l'Irak sombre dans la guerre civile", a prévenu le chef du Commandement central américain (Centcom), qui supervise les opérations américaines en Irak, le général John Abizaid, lors d'une audition devant la commission du Sénat sur les forces armées. "Cela peut se transformer en guerre civile", a également admis le chef d'état-major interarmées, le général Peter Pace, devant des sénateurs montrant des signes d'exaspération sur la gestion par l'administration Bush du dossier irakien. "Avez-vous anticipé cette situation il y a un an?", leur a demandé le sénateur républicain John McCain. "Il y a un an, il était clair que les tensions confessionnelles étaient en hausse. Mais qu'elles atteignent ce niveau, non", lui a répondu le général Abizaid. Selon son porte-parole Tony Snow, le président George W. Bush "ne va pas chicaner avec ses généraux sur les termes" qu'ils emploient. Snow a persisté à parler de "violence confessionnelle", moins lourde de signification. Donald Rumsfeld, lui, a demandé aux sénateurs d'être patients alors que Washington a renoncé pour l'instant à réduire de manière significative son contingent avant les élections législatives de novembre aux Etats-Unis qui s'annoncent difficiles pour la majorité républicaine. Le secrétaire à la Défense a accepté avec réticence de témoigner en audition publique devant la commission sénatoriale, s'inquiétant que la politique politicienne domine cette audition en cette année électorale. Le vice-président démocrate de la commission sénatoriale, Carl Levin, a reproché à l'administration Bush de ne pas tenir ses promesses: "Il est temps de faire ce que le président (Bush) a dit à plusieurs reprises qu'il ferait. (...) D'ici la fin de l'année, nous devrions retirer une partie de nos troupes". Le président républicain de la commission, John Warner, a également eu des commentaires sévères: "J'ai le regret de dire que nous avions des attentes, largement suscitées par des rapports du général Casey sur l'espoir de diminuer le nombre de nos forces dans un futur proche". "Pourquoi devrions nous croire vos assurances aujourd'hui?", a demandé la sénatrice démocrate Hillary Clinton à Rumsfeld, qui s'est défendu d'avoir donné par le passé "une vision rose" de la situation en Irak.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com