Pour la première fois depuis 40 ans : Le Liban prêt à déployer son armée dans le Sud





• Olmert : «C’est un pas intéressant» Le gouvernement libanais espère obtenir l'arrêt des combats entre Israël et le Hezbollah en envoyant son armée reprendre le contrôle du sud du pays, pour la première fois depuis près de 40 ans, dès le retrait des forces israéliennes. Le Quotidien-Agences Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a qualifié hier de "pas intéressant" cette décision prise à l'unanimité par le cabinet libanais, qui compte deux ministres du Hezbollah. Le gouvernement de Beyrouth se propose d'envoyer une force de 15.000 hommes dans les régions du sud. Beyrouth cherche à obtenir du Conseil de sécurité des Nations Unies qu'il exige le retrait des forces israéliennes qui mène depuis le 12 juillet des opérations qui ont déjà fait plus de mille morts libanais pour mettre fin aux attaques du Hezbollah. Un projet franco-américain au Conseil de sécurité -- critiqué par le Liban, la Ligue arabe et la Russie-- prévoit une cessation des hostilités mais sans exiger un retrait des troupes israéliennes immédiatement après cet arrêt. Des tractations sont en cours pour amender ce texte dans un sens plus favorable au Liban. La formation chiîte entendait poursuivre la lutte contre Israël jusqu'à la libération des derniers kilomètres carrés de territoire contesté et de trois derniers prisonniers libanais encore détenus en Israël. * Déploiement Interrogé sur le maintien d'une présence de combattants du Hezbollah après ce déploiement, le ministre libanais de l'Information Ghazi Aridi a assuré: "là où l'armée sera déployée, elle sera la seule force sur le terrain". Quant au ministre de la Défense, Elias Murr, il a affirmé que les ministres du Hezbollah avaient "appuyé la décision d'envoyer l'armée". Le ministre des Télécommunications Marwan Hamadé a qualifié cette décision "d'historique". "C'est la première fois qu'un gouvernement libanais en pleine souveraineté prend une décision aussi importante", a-t-il déclaré. "Cela fait 40 ans qu'on attend cela", a commenté le député Antoine Andraos, rappelant que l'armée libanaise ne contrôle plus la zone frontalière depuis lorsque les Fedayin palestiniens s'y étaient installés en 1968 pour lancer des attaques contre Israël. La France s'est dit prête à amender le projet de résolution pour tenir compte des objections libanaises mais les Etats-Unis paraissent plus réticents. L'ambassadeur des Etats-Unis à l'Onu, John Bolton, s'est dit ouvert au dialogue mais il a souligné qu'il n'était pas possible ni "de satisfaire tout le monde" ni "de satisfaire complètement quiconque". "La décision d'envoyer l'armée est une façon d'appuyer les efforts du Liban pour obtenir au moins l'amendement de la résolution qui dans sa forme actuelle favorise Israël", a estimé l'analyste politique Walid Charara. "Elle montre au monde que le Liban est capable de prendre le contrôle de tout son territoire sans avoir besoin d'une force internationale, ce qui déjouerait les intentions d'Israël de continuer à occuper une bande de territoire dans le sud". ________________________________ Selon Berlin Un accord sur une résolution semble avoir été trouvé Berlin-Agences Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a affirmé hier que "les membres du Conseil de sécurité de l'Onu semblent maintenant s'être mis d'accord" sur le texte d'une résolution sur le Liban. Une résolution constitue "une chance réelle pour un cessez-le-feu nécessaire d'urgence au Proche-Orient", a-t-il déclaré à la télévision publique allemande avant son départ au Proche-Orient. Le cessez-le-feu n'est possible qu'"à condition que les deux parties, aussi bien Israël que le Liban, soient d'accord avec la mise en place d'une mission internationale de stabilité dans le Sud du Liban", a-t-il ajouté. Il s'agit maintenant "d'œuvrer à faire accepter (ce texte) dans la région". "C'est le sens de ma visite" au Proche-Orient, a-t-il dit.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com