Tunis Elle gifle son mari parce qu’il lui a interdit de fumer





Tunis — Le Quotidien Lorsqu’un époux refuse que sa femme fume, il doit s’attendre aux pires des réactions comme par exemple recevoir une gifle. C’est du moins ce que révèle cette affaire dont le dossier a échoué sur le bureau d’un juge d’instruction relevant du tribunal de Tunis... ... Finalement la justice s’est «vengée» pour ce malheureux époux en infligeant une peine de six mois ferme à l’encontre de son agressive «douce moitié». Seulement, il faut imaginer comment les choses en sont arrivées là. Car il est réellement surprenant de penser que les rapports conjugaux puissent se dégrader à ce point. La scène avait tout pour renvoyer n’importe quel observateur averti sur une veillée entre un couple marié tout à fait ordinaire. La télé est allumée... juste en face, le mari est allongé sur le divan tandis que sa femme suivait avec beaucoup d’intérêt l’un de ces feuilletons qui font couler bien de larmes. Et voilà qu’entre deux soupirs, l’épouse avait oublié que son mari était présent tendant ainsi la main pour aller chercher dans le paquet une cigarette. Son conjoint, étonné au départ, s’est fait absent continuant à observer cet étrange spectacle. A vrai dire, il ignorait que sa femme fumait. Sur sa lancée, l’épouse avait ramassé la boite d’allumettes et d’un geste très habile montrant à quel point elle est connaisseuse en la matière, elle alluma la cigarette et se mit à inhaler le tabac avec un plaisir tel... Le temps de deux bouffées et, c’est toute la virilité de l’époux qui s’est écroulée... son orgueil touché et son statut menacé... Il faut dire que l’on s’attendait que cette révolte allait s’exprimer d’une manière violente ou du moins rigoureuse. Seulement, le mari avait opté pour une attitude beaucoup plus «sage» exigeant que son épouse éteigne la cigarette. Coup de théâtre, madame, non seulement, avait sommé son mari de se taire... mieux encore, elle avait levé sa main droite qui s’est abattue sur la joue de l’époux laissant les traces de cinq doigts aussi violents l’un que l’autre. Faute de mieux, le malheureux s’est dirigé vers le poste de police le plus proche pour porter plainte. Convoquée et interrogée, la bonne dame avait nié les faits. Seulement, le Ministère public, pas trop convaincu de sa déclaration, avait retenu à son encontre le délit d’agression sur un conjoint. Traduite devant le tribunal de première instance de Tunis, l’épouse a écopé de six mois de prison ferme. Reste à savoir... si à sa sortie de prison, elle pourrait regagner, toujours, le foyer conjugal ou non ? H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com