Cancers colo-rectaux et du sein : Risques et prévention





Tunis - Le Quotidien Le cancer colo-rectal et le cancer du sein ont fait l’objet d’une grande manifestation organisée récemment par les laboratoires pharmaceutiques Pfizer. Il s’agit des rencontres maghrébines Pfizer de cancérologie au cours desquelles d’éminents spécialistes de France et d’Italie ont présenté des communications sur ces deux types de cancer. Pour ce qui est du cancer colo-rectal, son incidence en Tunisie n’est pas alarmante. Mais les spécialistes s’accordent à dire que sa fréquence risque d’évoluer d’une manière significative si on n’adopte pas une prévention. Compte tenu de plusieurs facteurs liés à l’hygiène de vie en particulier, ce cancer va gagner du terrain durant les années à venir. A l’échelle internationale, ce cancer représente un véritable problème de santé publique. Il constitue 15% de l’ensemble des cancers. Chaque année, on enregistre trente six mille nouveaux cas par an de par le monde. L’âge moyen de sa survenue se situe entre soixante-cinq et soixante-dix ans avec un pic de fréquence à soixante-quinze ans. Parmi les facteurs de risque du cancer colo-rectal, les médecins évoquent des facteurs liés à l’environnement. Et de souligner à cet effet, la sédentarité, l’apport calorique, l’alimentation riche (graisse animale, protéines, viande rouge), l’alcool et le sucre. Ce cancer est également la énième maladie dont le tabac favorise le risque. La cigarette est, en effet, un mal terrible dans la mesure où elle est impliquée dans les différents fléaux de la santé. Quant au cancer du sein, il fait plusieurs victimes dans nos murs. On compte huit cent nouveaux cas par an. Il est ainsi la première cause de mortalité féminine en plus des conséquences physiques et morales qu’une éventuelle ablation du sein peut générer. Ce qui explique l’effort de sensibilisation déployé à plusieurs niveaux. A ce titre, les rencontres Pfizer ont mis en exergue l’importance du dépistage du cancer du sein: «On ne peut à l’heure actuelle empêcher la survenue d’un cancer du sein. En revanche, on peut le détecter lorsqu’il est de très petite taille (moins d’un cm de diamètre) grâce à la mammographie réalisée dans le cadre d’un suivi régulier et accroître ainsi les chances de guérison». Il importe de préciser que le dépistage mammographique a fait les preuves de son efficacité. D’ailleurs, le centre de l’Office national de la famille et de la population (ONFP) de l’Ariana poursuit son projet pilote de dépistage du cancer du sein par mammographie. Selon les résultats de nombreuses études, cet examen permet de réduire la mortalité par cette maladie de l’ordre de 30%. Mais ce qui est remarquable actuellement, c’est que nombreuses sont les jeunes filles qui présentent de plus en plus de modules du sein. Bénins ou malins ils suscitent pour autant l’inquiétude. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com