Anis Lassoued : «Japon, le rêve des J.C.C.»





«Seishin ittô nanigoto ka narazaran», ce vieux proverbe japonais qui met l’accent sur l’importance de la volonté dans la réalisation des faits est la devise du jeune cinéaste Anis Lassoued. Des nuits cinématographiques de Nabeul, du festival des cinéastes amateurs de Kélibia et ses films en chantier, ce cinéaste nous a parlé avec force détails surtout de son aventure nipponne. Quel bilan faites-vous de la première édition des Nuits cinématographiques de Nabeul? Avez-vous vraiment atteint les objectifs fixés dès le début? Notre premier et ultime objectif en créant l’association des cinéphiles de Nabeul (ACN), est de développer l’esprit et la culture cinéphile. La concrétisation de ce rêve ou plutôt de cet objectif a pris la forme d’un festival du cinéma parce qu’on ne peut pas parler d’une relance des activités cinématographiques en l'absence de films et même d’une salle de cinéma. Pour parvenir à notre but, il faut donner l’occasion aux gens pour qu’ils découvrent des productions fraîches et non-consommées, des productions qui coupent court avec les clichés. Après quelques jours de la chute du rideau sur la première session des Nuits Cinématographiques de Nabeul, et avec du recul, je pense qu’on est bien arrivés à réaliser nos objectifs. Nous avons réussi à former une équipe homogène, nous avons gagné un public qui a répondu présent à toutes les soirées… et surtout nous avons gagné le respect du public, de nos partenaires et des autorités; et c’est très important. C’est notre capital pour pouvoir continuer, surtout que nous comptons en tant qu’association donner la forme définitive de ce festival dans les deux prochaines éditions. Les ateliers, le colloque… et les stages d’écriture… des projets qu’on souhaite concrétiser l’année prochaine puisque le terrain semble prêt à élargir notre champ d’action. Vous avez programmé une soirée pour les cinéastes amateurs et films d’école. Cherchez-vous à entrer en rivalité avec le Festival des cinéastes amateurs de Kélibia qui connaît des difficultés ces derniers temps? Ce n’est jamais une question de rivalité mais c’est plutôt une question de complémentarité et de complicité. Le festival de Nabeul prépare le public pour le festival de Kélibia… Les gens découvrent à Nabeul un cinéma jeune… Un avant-goût pour que le public aille loin dans sa découverte et prenne la peine d’aller voir ces talents et d’autres à Kélibia. Le plus important pour moi est de donner à ces passionnés du cinéma la chance de projeter les fruits de cette passion… Nous souffrons pour trouver des écrans pour nos films, c’est pour cette raison qu’il faut prendre ces jeunes par la main et les aider à faire leurs premiers pas. Après «Le pendule». «Les poupées de sucre de Nabeul» et «La Maison magique», où en êtes-vous de votre aventure japonaise? Et quels sont vos projets? «La Montgolfière» ou «The Balloon» est l’intitulé de cette aventure au Pays du Soleil Levant. C’est un moyen-métrage basé sur l’idée de l’ignorance. C’est l’histoire d’un jeune qui rend visite à un ophtalmologue parce qu’il a cru avoir un problème de vision: Il voit tous les Japonais identiques et tous les yeux se ressemblent. En absence d’une maladie oculaire, ce jeune pense qu’il doit rejeter les clichés et les idées reçues sur le Japon pour faire sa propre découverte… Actuellement, j’en suis à la post-production et j’espère trouver un petit financement pour achever ce film avant les Journées Cinématographiques de Carthage. En attendant, je suis penché sur deux autres projets: «Sabat El Aïd» (Les chaussures de l’Aïd) et «Sept jours et sept nuits». Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com