50ème anniversaire du C.S.P. Dans les médias : Elles ont ouvert les voies…





Elles avaient comme arme de combat leur plume. A la fois séduisante et poignante, elles nous ont marqués. A toutes ces doyennes dans notre secteur, une pensée de reconnaissance et de fierté. Nefissa Ben Saïd (journaliste) Qui parmi nous n’a pas été accroché à ses Indiscrétions (sa rubrique personnelle) ou au moins entendu le tout Tunis murmurer ses intelligentes révélations ? Celle qui nous a quittés en mai 2003 à l’âge de 65 ans après une longue et foisonnante carrière et qui se faisait surnommer Elyssa tout au début, puis Didon, a été célèbre surtout par la qualité de ses entretiens avec les grands. C’est-à-dire les grands politiciens qui ont participé à la fabrication de l’histoire de la deuxième moitié du siècle dernier. Une période de transition politiquement et économiquement importante et assez tumultueuse vu les événements de tant de changements de par le monde. Nefissa Ben Saïed a marqué le monde du journalisme de la jeune Tunisie et interviewé notamment les Léopold Sédar Senghor, Raymond Barre, le prince Rainier de Monaco, la première femme de la Palestine Leïla Khaled ou encore feu Hédi Nouira ou le président du Yémen Ali Abdallah Salah. Notre doyenne à tous qui nous a ouvert grandes les portes a travaillé dans plusieurs journaux notamment l’Action, l’ancêtre du Renouveau et la Presse. Elle nous a légué des témoignages vivants qui nous sont aujourd’hui des références poignantes. Nous journalistes avons l’honorable obligation de ne jamais l’oublier et de la garder dans nos cœurs, les 34% de journalistes femmes aujourd’hui présentes dans le champ de la presse écrite et autres audio-visuelles. _____________________ Dorra Bouzid (journaliste) Et bien sûr, nous devons aussi rendre hommage à cette grande dame, Dorra Bouzid. Une pharmacienne de formation mais qui avait (et a toujours) un faible pour l’encre et la plume. Son premier article remonte à l’an 1956. C’était sur les colonnes du journal l’Action et signé Leïla. Un joli pseudo qui l’a longtemps accompagnée dans tant de réflexions et autres prises de position. La plus marquante c’était la défense du Code du Statut Personnel. Elle avait son mot à dire et à écrire dans des temps difficiles. On sortait à peine de la colonisation et la cause féminine était à l’ordre du jour. On lui doit aussi la première revue pour femmes. Faïza, un mensuel paru entre 1961 et 1967, mettait en exergue des sujets concernant la femme, les enfants et le bien-être dans la société. Elle a aussi collaboré dans d’autres journaux et magazines. Le Temps, Femmes de Réalités et Tunis Hebdo... _____________________ Sophie El Goulli Elle aussi était une dame connue. Cette enfant du Sahel qui a fait des grandes études dans les universités les plus prestigieuses de Paris, avait aussi quoi dire sur les journaux. Historienne dans l’art, Sophie El Goulli s’est longtemps consacrée dans la critique littéraire et artistique. Elle aussi a mis son empreinte dans pas mal de journaux, notamment Le Temps et Jeune Afrique. Elle est aussi écrivain. Son premier recueil de poésie est intitulé Nos rêves, paru en 1973. Elle est aussi auteur de plusieurs romans comme Les Mystères de Tunis (1993) et Hashtart à la Naissance de Carthage (Prix Spécial du Jury de Comar en 2004). Sans oublier son dernier recueil de poésie, Cantate, paru en 2002. Sophie El Goulli, dont nous continuons, et avec quel plaisir, de savourer ses réflexions éparses dans plusieurs conférences et journaux est aussi l’auteur de la biographie de Ammar Farhat et d’un ouvrage de référence : «La Peinture en Tunisie, Origines et développement» publié en 1974. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com