Des dizaines de morts en Irak : La colère gronde





La colère gronde à Bagdad où plus de cinquante personnes ont été tuées et 200 blessées ces dernières 48 heures lors d'une série d'attaques dans un quartier mixte chiite-sunnite, malgré des mesures de sécurité renforcées. Le Quotidien-Agences Le bilan fait état de 57 morts mais il risque de s'alourdir, pompiers et secours continuant à travailler sur les ruines des deux immeubles effondrés. "Les terroristes ont planifié ces horribles crimes pour tuer le plus d'innocents possible. C'est la preuve de leur haine pour l'Irak et une tentative pour inciter à la division et attiser les violences confessionnelles entre les Irakiens", a affirmé hier le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki. "Nous condamnons fermement la série d'attaques des terroristes takfiri qui ont tué des douzaines de personnes", a ajouté Maliki, qui est chiîte. L'enquête s'oriente en effet vers un attaque visant des chiîtes car si le quartier est mixte la zone touchée est largement chiîte. Les auteurs des attaques ont tiré roquettes et mortiers tout en utilisant une voiture et une moto piégées et des engins artisanaux. Cette méthode rappelle celle utilisée lors de l'attaque de Karrada où une trentaine de personnes avait été tuées le 26 juillet. Une voiture piégée avait alors été utilisée en même temps que des tirs de mortier. Par ailleurs, un tir de roquette, suivi cinq minutes plus tard de l'explosion d'une voiture piégée, a eu lieu vers 19h00 (15h00 GMT) près du marché Ali al-Koubaïssi provoquant l'effrondrement d'un immeuble de quatre étages. Une heure plus tard, l'explosion d'un engin artisanal, suivie d'une attaque suicide à la moto piégée, a fait s'écrouler un immeuble non loin du lieu de la première explosion. Un engin artisanal a également atteint une patrouille de police qui se rendait sur les lieux, blessant 3 policiers. * Polémique "Des enfants, des femmes, des familles entières ont été tuées", a affirmé un responsable du ministère de l'Intérieur. Un groupe sunnite a revendiqué lundi dans un communiqué sur internet les explosions dans lesquelles 57 Irakiens sont morts dimanche dans un secteur chiite de Bagdad. Le gouvernement irakien a affirmé que ces explosions étaient dues à des attentats alors que l'armée américaine a parlé d'accidents. En totale contradiction avec la version du gouvernement irakien, le général américain William Caldwell, porte-parole de la Force multinationale en Irak, a affirmé que la série d'explosions était due à des fuites de gaz. Ces attaques surviennent alors que forces américaines et irakiennes ont lancé "la phase deux" du plan "En avant ensemble" de sécurisation de Bagdad avec un renforcement des effectifs dans la capitale irakienne, considérée comme "la priorité". La stratégie consiste à sécuriser des quartiers pour étendre progressivement ces zones sécurisées. Saheb al-Ameri, du bureau du chef chiîte Moqtada Sadr à Najaf, a demandé "au gouvernement de réactiver les comités (de défense) populaires et de débarrasser les forces de sécurité de leurs éléments douteux qui utilisent leurs insignes pour commettre des actes criminels (...) Nous savons que ces demandes n'aboutiront pas car à notre regret le gouvernement a cédé à l'occupant qui attise les violences confessionnelles en intelligence avec les takfiri", a-t-il dit. Hier, douze personnes ont été tuées à travers le pays. Trois sont mortes dans trois explosions de voitures piégées dans le centre de Bagdad. A Amara, des hommes armés ont tué trois femmes dans trois maisons différentes. Deux ouvriers ont été assassinés par balles alors qu'ils attendaient du travail à Baiji où un leader tribal le cheikh Nouri Mahjoub al-Gessi a lui été abattu. Un autre cheikh tribal Hashim al-Obaidi, favorable au Conseil Suprême de la Révolution islamique irakienne et des milices de Badr, a lui été assassiné à Kirkouk. Son fils a été grièvement blessé. Sur une route près de Baaqouba, un engin artisanal a explosé au passage d'un bus de la police tuant un policier et en blessant 7. A Abou Sayda, près de Baaqouba, un civil a été assassiné. Un engin artisanal a fait 10 blessés dont trois policiers à Yarmouk. Des inconnus ont également dynamité un tombeau d'un imam chiite dans la région de Baaqouba.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com