A Gaza, l’anniversaire du retrait israélien est un jour comme les autres





Le Quotidien-Agences Le premier anniversaire du début du retrait israélien de la Bande de Gaza après 38 ans d'occupation passait inaperçu hier dans ce territoire plus que jamais en proie à la barbarie israélienne et à la misère. Le coup d'envoi, le 15 août 2005, de l'évacuation des 8.000 colons juifs, suivie par le démantèlement des 21 colonies qui morcelaient la Bande de Gaza devait marquer le début d'une nouvelle ère, synonyme de sécurité et de prospérité, pour les 1,4 millions d'habitants du territoire exigu. Passée l'euphorie des premiers jours qui ont suivi le retrait unilatéral achevé le 12 septembre, les vieux réflexes israéliens ont repris de plus belle avec des bombardements et des incursions quotidiennes. Israël continue en outre de contrôler les frontières de la Bande de Gaza. Le terminal de Rafah, seule fenêtre du territoire vers le monde extérieur, a été rouvert en novembre aux termes d'un accord âprement négocié, mais il a été fermé à plusieurs reprises depuis, à la demande de l'armée israélienne. "Les Israéliens affirment s'être retirés mais ils sont présents partout. les raids et les tueries se sont amplifiés après ce retrait et l'économie a sombré", se lamente Abou Yasser, 50 ans. Déjà morose, la situation économique s'est en effet aggravée après l'entrée en fonctions en mars du gouvernement issu du Hamas, qui est boycotté et privé d'aides financières par les pays occidentaux, notamment l'Union européenne et les Etats-Unis. "Nous nous attendions à une amélioration de la situation économique et à recouvrer notre liberté après la libération de Gaza mais le contraire s'est produit", constate, amer, Elias Elias, employé dans un hôpital de Gaza. Par ailleurs, le gouvernement palestinien s'est inquiété d'une possible flambée de violence après "l'échec" de l'armée israélienne face au Hezbollah au Liban. Début août, les Nations unies avaient lancé un cri d'alarme face à "la tragédie" qui se poursuit à Gaza alors que l'attention de la communauté internationale se concentrait sur la guerre au Liban.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com