IsraëlLe chef d’état-major devant une commission d’enquête





Le Quotidien-Agences Le chef d'état-major Dan Haloutz, qui doit passer devant une commission d’enquête pour une transaction boursière privée au moment du déclenchement de la guerre, risque d'être le premier responsable à faire les frais des ratés de l'offensive contre le Hezbollah. Les médias se sont déchaînés hier contre le général Haloutz, accusé d'avoir vendu des actions peu avant le déclenchement des combats au Liban le 12 juillet, après une attaque du Hezbollah et l'enlèvement de deux soldats. L'affaire fait scandale au Parlement où des députés ont demandé hier une enquête, alors que des ministres se bornaient à affirmer que le moment d'un limogeage n'était pas opportun. Au sein même de l'état-major, de hauts responsables militaires ont réclamé la démission immédiate du général Haloutz, tandis que d'autres prenaient sa défense, a rapporté hier la radio militaire israélienne. On lui reprochait déjà une certaine arrogance et de surestimer les capacités de l'armée de l'air. Ces critiques se sont accentuées durant la campagne au Liban, l'aviation s'avérant incapable de venir à bout des forces armées du Hezbollah, tout en multipliant les victimes civiles. Le général avait déjà défrayé la chronique à l'été 2002, déclarant que la mort de membres de la famille d'un chef de la branche armée du mouvement islamiste Hamas tué dans un bombardement "ne l'empêchait pas de dormir". Le général se retrouve soupçonné dans les médias de délit d'initié, bien que le montant de la transaction s'élève à seulement à 26.000 dollars. Surtout, il lui est reproché d'avoir pensé à ses intérêts personnels à un moment dramatique où il aurait dû se consacrer exclusivement à sa tâche. Le général Haloutz n'a pas nié les faits. Mais il s'est déclaré victime d'une campagne "malveillante et sournoise", laissant entendre qu'elle était téléguidée d'en haut. Les deux tiers des juifs israéliens sont favorables à la création d'une commission d'enquête d'Etat sur la conduite de la guerre contre le Hezbollah au Liban, selon deux sondages publiés hier. Le chef d'état-major Dan Haloutz n'échappe pas à ces critiques: 52% des sondés se disent insatisfaits, contre 44% d'avis contraire.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com