M. Ridha Mokaddem, conseiller en commerce extérieur : La suspension de l’exportation des tomates concentrées pose problème





M. Ridha Mokaddem vient d'être nommé, officiellement, conseiller en commerce extérieur de la République. Son expérience dans le domaine de la distribution des produits agroalimentaires et son statut de résident à l'étranger lui permettent d’être bien placé pour parler des points forts mais aussi et surtout des points faibles de l’exportation tunisienne. «Le Quotidien» : Quelles sont vos impressions après votre nomination en tant que conseiller en commerce extérieur de la République Tunisienne? M. Ridha Mokaddem: C’est un honneur pour moi de contribuer à l’essor de notre commerce extérieur et d’apporter une petite pierre au grand édifice qu’est notre économie nationale. J’espère être à la hauteur de la confiance placée en moi pour assumer convenablement cette lourde responsabilité. Je remercie tous ceux qui m’ont accordé leur confiance et particulièrement M. Mondher Zenaïdi, ministre du Commerce et de l’Artisanat. En tant que distributeur de produits agroalimentaires en France, comment évaluez-vous le secteur de l’exportation durant l’année écoulée? L’année écoulée a été marquée par une nette progression de l’exportation de nos produits agroalimentaires. Les encouragements des autorités ont permis aux exportateurs de bien travailler et parfois de doubler leurs chiffres d’affaires. Cela se répercute indirectement sur notre économie. Comme vous le savez, les autorités accordent des facilités sur le transport maritime. Le ministère du Commerce est toujours vigilant et demeure à l’écoute des doléances des professionnels du secteur. Toutes les difficultés ont été aplanies au fur et à mesure. Quelles sont justement les difficultés rencontrées durant la dernière période? Je pense que l’arrêt de l’exportation du double concentré de tomates constitue un grand problème et une frustration pour nos concitoyens en France notamment. Ce manque est dû à la baisse de la production au niveau national. Je pense aussi qu’il est nécessaire de trouver des solutions de rechange. Il est important de garantir la présence régulière de nos produits à l’étranger. En effet, beaucoup d’importateurs étrangers proposent des produits similaires aux nôtres et constituent ainsi des concurrents potentiels à ne pas négliger. Commet voyez-vous la présence de nos produits agroalimentaires en France? Certains articles sont bien présents et continuent d’être écoulés dans les meilleures conditions. Par contre, d’autres produits enregistrent une baisse notable. Je cite particulièrement l’huile d’olive, les olives, les sardines et le thon. Les prix de l’huile d’olive tels que pratiqués aujourd’hui ne sont pas concurrentiels. A titre d'exemple, certaines huiles étrangères sont vendues à 4,10 euros, le litre. L’huile tunisienne est par contre vendue à 5,50 euros. Ces prix ne lui permettent pas de s’imposer sur le marché extérieur. A mon avis, les prix gagneraient à être révisés pour devenir plus compétitifs. Entretien réalisé par Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com